Etre un politique à « visage humain », c’est être quelqu’un qui gouverne une cité sans oublier qu’il dirige des vies, et non juste des chiffres. L’idée est simple : le développement ne doit pas écraser la dignité.
Et ceci, le président de la République Alassane Ouattara l’a déjà dit à haute et ferme voix aux gouverneurs et autres responsables des localités ivoiriennes. A son temps, juste avant la Coupe d’Afrique 2023, quand le District d’Abidjan avait décidé de nettoyer les quartiers précaires sans sommation, indemnisation et relogement des populations. Le président de la République avait déjà sonné l’alarme et mis fin aux déguerpissements. Ferme recommandation faite : si vous voulez le faire, il faut le faire à visage humain.
Car, la gouvernance à visage humain nécessite d’asseoir la politique de la cité sur plusieurs normes : et nos responsables municipaux doivent en tenir compte. Eux avec les individus propriétaires des terrains qui veulent déguerpir les habitants des lieux dont ils se disent être les propriétaires légaux.
C’est important de décider avec les gens, pas seulement pour les gens.
La gouvernance froide impose des réformes d’en haut. La gouvernance à visage humain écoute d’abord ceux qui vont subir la décision. Ex : Avant de casser les logements, il faut parvenir par tous les moyens à en donner l’information aux populations.
Cela permettrait de protéger les plus vulnérables de ces populations.
Certes toute gouvernance demande des sacrifices. Bien sûr, tout développement nécessite des sacrifices énormes.
Mais une politique à visage humain dit : « Si on doit serrer la ceinture, on commence par les plus forts et nantis, pas par les plus faibles ». C’est la logique de gouvernance du peuple par le peuple.
Un pays peut avoir 6% de croissance et des familles qui ne mangent plus à leur faim. Ce qui ne devrait pas être le cas.
La politique à visage humain ajoute d’autres indicateurs à savoir la facilitation de l’accès aux soins, la baisse du taux de suicide, l’amélioration du sentiment de sécurité morale et physique.
Si les chiffres montent mais que la dignité humaine baisse dans les communes, il y a quelque chose à revoir.
Et les maires ainsi que le District doivent en tenir compte.
Certes la politique à visage humain ne devrait pas vouloir dire « faire plaisir à tout le monde ». Mais cela devra vouloir dire, agir tout en préservant les droits de la classe populaire.
Sam Wakouboué

































































