En réalité, le soldat ivoirien est nouveau. Nouveau dans son attitude et ses aptitudes, nouveau dans sa capacité à s’élever. Il s’est métamorphosé au file du temps. Passant d’un soldat craint à un soldat rassurant. Sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, les Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI) ont été transformées, passant d’une armée fragmentée à une force républicaine moderne et professionnelle. Depuis 2019, les FACI ont entamé une transformation significative à travers le plan FACI 2025. À la fin de ce premier cycle, la hiérarchie militaire se dit fière du chemin parcouru et résolument tournée vers l’avenir. Grâce à des lois de programmation militaire (2016-2020), une modernisation des équipements, des réformes de discipline et la formation continue, les FACI sont désormais capables d’assurer la sécurité nationale, illustrée par la rétrocession de la base française d’Abidjan. Avec FACI 2030, l’armée ivoirienne ambitionne de consolider ses acquis, tout en se dotant des moyens nécessaires pour répondre aux défis sécuritaires, climatiques et technologiques du monde de demain. Au Sofitel hôtel Ivoire où il présidait jeudi 2 octobre 2025, la présentation de l’équipe de campagne du Rhdp pour l’élection présidentielle d’octobre 2025, le Président Alassane Ouattara a ouvert une brèche pour féliciter l’armée ivoirienne. Une armée qu’il s’est attelé à professionnaliser et qui fait la fierté des Ivoiriens. Une armée aussi qui, de l’extérieur, est très respectée. Cette déclaration du Chef de l’État qui traduit le nouvel état d’esprit au sein des Forces Armées de Côte d’Ivoire est la reconnaissance, par le sommet de l’Exécutif, des nombreux efforts qui ont été entrepris au département de la défense, pour donner à la Côte d’Ivoire, l’armée capable de protéger toutes ses ambitions. Pour bien comprendre le sens de cette affirmation du chef de l’État, il importe d’explorer l’histoire de l’armée ivoirienne, qui a fait irruption sur la scène politique en 1999, avec une mutinerie de jeunes soldats. Le coup d’État du 24 décembre 1999, mené par le général Robert Gueï, qui a renversé l’ex-président Henri Konan Bédié à la suite d’une mutinerie de soldats réclamant des primes. Les « Zinzins » et « Bahéfoués » révoltés contre le régime Bédié, qui ont forcé leur réintégration dans l’armée. Aujourd’hui, la hiérarchie est respectée et la discipline règne au sein de l’armée. Le chef de l’Etat s’est même targué à le dire « L’heure des coups d’État est révolue… en ce qui concerne l’armée ivoirienne du moins. L’Armée est tenue, notre armée est solide, elle est professionnelle. Il n’y aura pas de tentative de coup d’État en Côte d’Ivoire à nouveau ». Si aujourd’hui, le premier des Ivoiriens certifie le caractère républicain de cette « grande muette » si longtemps bavarde, c’est bien le résultat d’une métamorphose pensée et accompagnée par une dynamique nouvelle.
Des équipements de pointe pour tous
En quelques années, ce sont des hommes transformés qui sont désormais occupés à une tâche précise au sein de leurs cantonnements ou en opérations grâce à la mise en place des moyens de leur contrat opérationnel. Il n’y a plus d’aviateurs oisifs du fait de manque d’aéronefs, de marins désœuvrés faute de vecteurs navals ou encore de cavaliers au repos du fait de l’inexistence de blindés. En investissant dans tous les secteurs, l’autorité politique a permis d’occuper l’ensemble des soldats, de l’instructeur de Zambakro au parachutiste d’Akouédo, du couturier du camp Gallieni au mécanicien de l’EGS en Zone 4.
Formation
Côté formation des hommes, l’accent a été mis sur le renforcement permanent des capacités et la saine émulation au sein des hommes, l’exercice de toute fonction étant conditionnée par la détention du diplôme requis. En outre, une politique de récompense publique des pépites et des soldats exemplaires contribue à rappeler régulièrement la troupe au dépassement dans la manière de servir. Ce sont toutes ces réformes qui ont permis aux Forces Armées de Côte d’Ivoire de faire preuve de résilience lors du premier revers sérieux subi par notre armée, dans la nuit du 10 au 11 juin 2020 à Kafolo. A cette occasion, la détermination des hommes et leur haute idée de la Patrie les avaient poussés à enjamber les dépouilles de leurs amis tombés cette nuit-là pour reprendre le combat et poursuivre l’ennemi jusqu’au-delà des frontières nationales. L’opération Rétorsion qui a duré 9 mois avait contribué à reprendre le contrôle de l’ensemble de la zone septentrionale, en faisant à jamais un endroit périlleux pour tout apprenti djihadiste. C’est cet esprit nouveau qui permet aujourd’hui à la Zone opérationnelle Nord de maintenir un climat paisible et préserver le modèle social ivoirien en tout point du territoire. Aucune actualité sécuritaire n’est venue de cette zone depuis l’incident du MI 24 dans la nuit du 10 septembre 2021.
G.K





































































