La tension ne retombe pas au sein de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci). Le Collectif pour le respect des textes hausse le ton et annonce une nouvelle offensive judiciaire.
Dans une déclaration publiée ce lundi, le Collectif rappelle que le mandat de Jean-Claude Coulibaly a expiré le 26 novembre 2025 et soutient qu’à plus forte raison depuis le 26 février 2026, celui-ci ne serait plus qualifié pour engager l’UNJCI vis-à-vis des tiers, des autorités administratives ou judiciaires.
« Le mandat du président sortant étant arrivé à son terme, il ne peut se maintenir indéfiniment en l’absence de Congrès, ni invoquer la suspension judiciaire pour prolonger artificiellement son mandat », martèle le Collectif.
En conséquence, il annonce son intention de saisir à nouveau la justice afin de faire constater officiellement la fin du mandat des instances actuelles.
Pour sortir de l’impasse, le Collectif propose la mise en place d’une instance ad hoc, sous l’égide du Conseil des sages, chargée d’assurer les affaires courantes et d’organiser des élections « transparentes et conformes aux textes ».
Pour le cas de Franck Ettien, une plainte pour faux, usage de faux et fraude administrative a été déposée auprès du Procureur de la République.
Une audience au fond est annoncée pour le 2 mars 2026.
Par ailleurs, le Collectif sollicite le ministère de la Communication afin qu’un audit de la gestion du bureau sortant soit diligenté, rappelant que ce département contribue à plus de 90 % du financement de l’Union.
Tout en se félicitant de la décision de justice suspendant le Congrès, le Collectif affirme que sa démarche vise exclusivement à préserver l’intégrité de l’institution et la crédibilité de la profession journalistique en Côte d’Ivoire.
Il appelle à la sérénité, à la responsabilité et au respect strict des statuts et règlements, estimant que ce principe « n’est pas négociable ».
Fulbert Yao



































































