Dur dur pour les automobilistes actuellement en Côte d’Ivoire. Depuis la suspension immédiate des contrôles techniques réalisés à l’aide de bancs mobiles, décidée par le ministère des Transports dans le cadre de l’opération « Tolérance zéro sur les routes ivoiriennes », de nombreux conducteurs se retrouvent confrontés à un véritable parcours du combattant pour effectuer la visite technique de leur véhicule.
Sur le terrain, les effets de cette mesure se font déjà fortement ressentir. Dans plusieurs centres fixes de visite technique encore en activité, les automobilistes doivent désormais prendre leur mal en patience. Dès les premières heures de la journée, de longues files d’attente se forment devant les stations. Certains conducteurs confient passer plusieurs heures, voire une journée entière, avant de pouvoir accéder au contrôle obligatoire.

Pour de nombreux usagers de la route, la fermeture des stations mobiles a eu pour conséquence directe de réduire considérablement les points de contrôle disponibles. Résultat : les centres fixes restants sont pris d’assaut, créant un engorgement qui complique davantage l’accès à ce service pourtant indispensable à la régularisation des documents des véhicules.
Au-delà des difficultés d’accès, plusieurs usagers estiment que le défaut de visite technique n’est pas la principale origine des drames enregistrés sur les routes. Dans la majorité des cas, c’est plutôt le facteur humain-excès de vitesse, imprudence ou non-respect du code de la route- qui serait à l’origine des accidents.
Des acteurs du secteur estiment même que la suspension des stations mobiles ne contribue pas forcément à améliorer les conditions des usagers. Au contraire, l’engorgement observé dans les centres fixes alourdit les démarches administratives des automobilistes et renforce leur sentiment d’être livrés à eux-mêmes face à la situation.

Ils s’interrogent également sur les investissements réalisés pour l’acquisition des bancs mobiles. Ces équipements, homologués par l’autorité de régulation et déployés pour renforcer l’offre de contrôle technique, avaient précisément pour objectif de rapprocher ce service des populations et de désengorger les centres fixes. Aujourd’hui, leur mise à l’arrêt soulève des questions sur l’avenir de ces installations et sur le rôle qu’elles pourraient encore jouer dans l’organisation du contrôle technique automobile.
En attendant d’éventuelles décisions des autorités, les automobilistes continuent d’être confrontés à un véritable parcours du combattant.





































































