La Côte d’Ivoire a retrouvé son lustre d’antan après la crise postélectorale de 2011. Ces grands progrès sont à l’actif du Président Alassane Ouattara, qui, dès sa prise du pouvoir, a articulé sa stratégie autour du triptyque : reconstruction économique, réorganisation sécuritaire et réconciliation nationale. Le pays ayant été coupé en deux pendant près de dix ans, la stabilisation militaire a été une priorité absolue. La fusion des anciennes forces régulières (Fanci) et forces nouvelles (ex-rebellions) pour bâtir les forces républicaines de Côte d’Ivoire (devenues ensuite les Faci) a été un succès. Mais pour en arriver à ce stade, Alassane Ouattara a dû faire du chemin ! Au lendemain de la crise postélectorale, l’ancien Directeur général adjoint du Fmi a tout de suite mis en route, un processus de Réforme du secteur de la sécurité (Rss). Ce processus est conduit par le Conseil national de sécurité (Cns), présidé par Alassane Ouattara lui-même. C’est ainsi plusieurs lois de programmation militaire qui ont été adoptées, quand, parallèlement, il faisait face à la gestion des ex-combattants. Le chef de l’État a repris en main, un processus de Désarmement, démobilisation et réintégration (Ddr), lancé depuis 2002 et qui avançait bien. Le Président Ouattara le fait conduire à travers une seule structure : l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration (Addr). Confié à l’actuel Directeur de cabinet du président de la République, Fidèle Sarassoro, le programme s’achève en juin 2015, avec la prise en charge de 69 505 ex-combattants, dont 8 400 ex-rebelles intégrés dans les forces armées nationales. Et pour que la Côte d’Ivoire ne retombe plus jamais dans ces travers, le chef de l’État lance, au lendemain même de sa prise du pouvoir, une Commission nationale d’enquête (Cne), puis une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (Csei), chargées d’instruire les crimes les plus graves. Autant de mesures fortes et suivies avec minutie, ont abouti à cette Côte d’Ivoire. Le 7 août dernier, à l’occasion de la célébration des 66 ans de l’indépendance nationale, le défilé des différents commandements de l’armée ivoirienne, ont fait sensation. Les Ivoiriens ont pu constater les capacités opérationnelles de la grande muette par son équipement. C’est cette armée qui fait front pour contenir les assauts terroristes et préserver notre pays de ce fléau. Aujourd’hui, le pays dispose de l’un des outils de défense et de renseignement les plus modernes d’Afrique de l’Ouest. La réconciliation nationale était un gros défi pour le chef de l’Etat. Après la crise post-électorale de 2010-2011, le président Alassane Ouattara a mené la réconciliation nationale à travers des institutions. Dans cette perspective, il crée en juillet 2011, la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr) pour déterminer les causes de la crise et identifier les victimes à indemniser. L’indemnisation des victimes est confiée à la Commission nationale pour la réconciliation nationale et d’indemnisation des victimes (Conariv) créée le 24 mars 2015. En février 2015, le gouvernement adopte un Programme national de cohésion sociale, dédié à la promotion de l’unité nationale, la paix et la réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien a pris des mesures pour faciliter et encourager le retour des exilés. Une grande partie des réfugiés ivoiriens a pu regagner le pays au fil des ans. Des grâces présidentielles et des libérations conditionnelles ont été accordées pour favoriser l’apaisement.
Le développement économique et les grands travaux comme thérapie
Le président ivoirien Alassane Ouattara a repositionné la Côte d’Ivoire comme le principal moteur économique de l’Afrique de l’Ouest francophone en mettant en œuvre une stratégie de reconstruction massive. Après la crise post-électorale de 2010-2011, son administration s’est appuyée sur deux leviers interdépendants : les investissements d’envergure dans les infrastructures et des réformes économiques structurelles pour attirer les capitaux privés. Cette double approche a permis d’effacer les stigmates de la guerre. Le développement des infrastructures a été utilisé pour reconnecter le pays, relancer l’activité et symboliser le retour de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale. La capitale économique a été transformée par des projets majeurs de mobilité. Cela inclut le troisième pont (Pont Henri Konan Bédié), le cinquième pont (Pont Alassane Ouattara), ainsi que le chantier du Métro d’Abidjan. Le prolongement de l’Autoroute du Nord jusqu’à Bouaké (l’ancienne capitale de la rébellion) a symboliquement et économiquement réunifié le pays. Pour financer ces projets et stabiliser le pays, Alassane Ouattara a appliqué une doctrine économique libérale, axée sur la rigueur macroéconomique et le partenariat public-privé. Dès 2012, la Côte d’Ivoire a enregistré des taux de croissance du PIB oscillant entre 6% et 9% pendant près d’une décennie. Cette dynamique a permis de redonner confiance aux investisseurs nationaux et internationaux.
L’effacement des stigmates de la guerre à travers l’accès à l’emploi
Depuis son accession au pouvoir en 2011, le Président Alassane Ouattara s’est servi de l’insertion professionnelle et de la création d’emplois comme de puissants leviers pour pacifier la Côte d’Ivoire. Après une décennie de crise politico-militaire dévastatrice, l’objectif central était de détourner la jeunesse de la violence armée en lui offrant une alternative économique viable. L’urgence absolue de l’après-crise a été la prise en charge des milliers de jeunes ayant pris les armes. À travers la création de l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration (Addr), le gouvernement a piloté la réinsertion de 69 505 ex-combattants. Une partie d’entre eux a été intégrée au sein des forces armées nationales. La majorité a bénéficié de financements et de formations pour lancer des micro-projets ou s’insérer dans des métiers civils (commerce, transport, artisanat), désarmant ainsi durablement les foyers d’instabilité. Pour traiter le problème de manière structurelle, l’État a centralisé ses efforts via des structures dédiées afin de rationaliser les initiatives éparses : l’Agence Emploi Jeunes. Véritable guichet unique, cette agence déploie des programmes d’aide à l’embauche, des stages qualifiants et des dispositifs d’autonomisation (comme le programme « Agir pour les jeunes ») à l’échelle nationale. La guerre ayant entraîné une déscolarisation massive, le gouvernement a mis en place l’École de la Deuxième Chance (E2C). Ce programme vise à reconvertir les jeunes sans qualification ou diplômés sans emploi via des formations de courte durée calquées sur les besoins réels des entreprises. En remplaçant les armes par des outils de travail, cette stratégie globale a permis de stabiliser la Côte d’Ivoire. Elle a offert des perspectives d’avenir à une génération marquée par le conflit, transformant une jeunesse autrefois vulnérable aux manipulations politiques en un moteur économique pour le pays. La promesse électorale du Chef de l’Etat était ferme en 2009. «Je ferai de l’emploi des jeunes la priorité des priorités. Il y aura un changement ». En accédant au pouvoir en 2011, au terme d’une crise post-électorale dévastatrice, Alassane Ouattara a misé sur une stratégie combinant reconstruction sécuritaire, boom macroéconomique et développement des infrastructures pour effacer les stigmates des conflits.
G.K








































































