Les désaccords se poursuivent toujours entre l’entreprise Estp et Sophia SA, sur le site de quatre croix dans la commune d’Anyama.
Ce jeudi 10 septembre 2026, au cours d’une visite sur le site en question, initiée par Soumahoro Mory, responsable de l’entreprise Estp, les familles concernées par ce litige, ont exprimé leur désolation et leur ras-le bol face à cette situation qui perdure depuis longtemps.
S’exprimant en tant que victimes, Kouassi Odikeu, membre de la famille Abodji, l’une des sept familles du village d’Ayamé-Adjamé 4 Croix, affirme que Touré Ahmed Bouah, Pdg de Sophia SA n’a fait aucun dédommagement aux familles avant de pouvoir exploiter leurs terres.
« S’il a vraiment payé, qu’il nous montre les reçus des paiements, et ceux à qui il a payé. Moi, je dis qu’il n’a rien payé », a-t-il affirmé.
Pour sa part, Amon Aye Adrienne, aussi membre de l’une des sept familles et victime a déclaré que Touré Ahmed Bouah doit plusieurs millions à sa famille et à ses parents, décédés depuis plusieurs années maintenant.
« Ça fait des années maintenant que Touré Ahmed Bouah est venu prendre la terre avec nos parents, qui sont aujourd’hui tous morts. On ne sait pas ce qui s’est passé. Il dit qu’il a tout payé, à notre grand étonnement. Les parents réclament leur argent. Ils sont assoiffés. Ils ont faim. Ils n’ont plus rien », déclara-t-elle.
Quant à Ouattara Ahoua, partenaire financier du projet associé à Soumahoro Mory, elle sollicite l’implication des autorités ivoiriennes afin de donner gain de causes aux familles éplorées.
« Je demande à son excellence monsieur Alassane Ouattara, de se pencher sur ce problème-là, parce que nous qui sommes à l’extérieur, on veut vraiment venir investir, mais quand on rencontre ce genre de situation devant nous, ça fait peur. Donc on demande vraiment qu’il nous aide à régler ce problème-là », a-t-elle imploré.
Poursuivant, elle a évoqué son désarroi et sa gêne, face aux familles ayant souscrire avec elle depuis l’étranger pour acquérir un logement.
«Je ne suis pas la seule victime, il y en a d’autres, qui ont même contracté des prêts bancaires, et ils attendent leur lot, pour pouvoir avoir un toit. Ce qui me décrédibilise et crée un manque de confiance », a-t-elle ajouté.
Rappelons que ce différend entre les deux parties porte sur un domaine de 346 hectares.
Ce cri de cœur intervient quelques jours après une conférence de presse donnée par Touré Ahmed Bouah, principal acteur, opposé dans ce conflit foncier.
Ce dernier a présenté un rapport d’expertise foncière, des pièces administratives et des plans topographiques censés éclairer le différend qui l’oppose à Soumahoro Mory.
A.K (Stg)







































































