C’est le top départ ! la 2ème édition du Forum InTech Santé (axé sur les technologies et la e-santé) et Médical Expo (axé sur les technologies et la e-santé) a démarré ce jeudi 18 juin.
Organisé par la SGCI et ATLM Expo l’événement se tient jusqu’au 20 juin au Parc des Expositions d’Abidjan Port Bouet, autour du thème : « Écosystème numérique pour une santé connectée et moteur de la souveraineté sanitaire en Afrique »,
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, le ministre des Transports et des affaires maritimes, Amadou Koné, ainsi que de nombreux acteurs du secteur de la santé, du numérique et de l’innovation.
Présidant la cérémonie en qualité de parrain, Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), a relevé que les systèmes de santé sont aujourd’hui confrontés à de profondes mutations liées à la révolution numérique, à l’intelligence artificielle, aux évolutions démographiques et aux nouvelles exigences en matière de qualité des soins.
Face à ces défis, l’ancien ministre de la santé a estimé que les pays africains doivent être capables de participer activement aux transformations en cours plutôt que de les subir.
« Aucun pays ne peut désormais relever seul les défis sanitaires auxquels le monde est confronté », a-t-il indiqué, souhaitant que l’interconnexion des systèmes de santé aille de pair avec la souveraineté des États.
Poursuivant, le Président du Cesec a salué les efforts engagés par la Côte d’Ivoire sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, pour améliorer l’offre de soins et renforcer la couverture sanitaire.
Il a toutefois appelé à une modernisation du système de santé fondée sur la transition numérique, la formation et l’innovation.
Avant lui, le fondateur de la SGCI et initiateur du forum, Sékou Gon Coulibaly, a rappelé que cette rencontre est née de la conviction que le numérique peut contribuer durablement à l’amélioration des systèmes de santé africains.
Sékou Gon Coulibaly a appelé à mettre les technologies au service de l’accès aux soins, de la formation, de la sensibilisation et du renforcement des infrastructures sanitaires.
Toujours dans la même dynamique, Il a soutenu que les travaux du forum visent à favoriser des échanges constructifs entre les différents acteurs de l’écosystème afin de bâtir une santé plus accessible, interconnectée et souveraine en Afrique.
Représentant le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Rokia Fofana, directrice de cabinet, a pour sa part affirmé que la santé numérique africaine n’est plus un projet d’avenir mais une réalité en pleine structuration.
Elle a appelé les participants à faire de ces trois jours un moment d’actions concrètes, à travers des investissements, des partenariats, des contrats et le lancement de projets innovants.
Elle a également plaidé pour une santé numérique inclusive, capable de réduire les inégalités d’accès aux soins, tout en garantissant la protection et la souveraineté des données de santé.
Aussi, réaffirmant l’engagement de son ministère, la Directrice de cabinet a assuré que l’État ivoirien continuera d’accompagner les établissements sanitaires, les startups, les chercheurs et les industriels dans le développement d’un écosystème numérique performant au service des populations.
Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Dr Coulibaly Soltie, directrice de cabinet adjointe, a présenté les avancées enregistrées dans la digitalisation du système sanitaire ivoirien.
Elle a révélé que le Système d’information hospitalier est déployé dans 390 établissements de santé et que plus de 10 millions de dossiers patients ont déjà été numérisés dans 203 structures sanitaires.
« La transformation numérique de notre système de santé n’est plus une ambition, elle est une réalité en marche », a-t-elle affirmé.
Elle a également mis en lumière les performances du portail « Côte d’Ivoire Santé », qui facilite la prise de rendez-vous, le paiement électronique des prestations et la géolocalisation des centres de santé.
Tout en saluant ces acquis, la représentante du ministre Pierre Dimba a reconnu la persistance de certains défis liés à la formation des agents de santé, à la connectivité dans les zones rurales et à l’interopérabilité des systèmes d’information.
Elle a assuré que le gouvernement entend accélérer les investissements dans ces domaines afin de consolider les acquis et renforcer la souveraineté numérique du pays.
« La donnée de santé est désormais une ressource stratégique qui doit être protégée et valorisée dans l’intérêt exclusif de nos populations », a-t-elle insisté.
Notons que durant ces trois jours du forum, experts, décideurs publics, entreprises, startups, chercheurs et professionnels de santé échangeront autour des innovations technologiques, de l’intelligence artificielle, de la télémédecine, de la gestion des données de santé et des enjeux de souveraineté numérique, avec l’ambition de renforcer les systèmes de santé.
Fulbert Yao






































































