Les responsables d’Exploitation minière artisanale à petite échelle (EMAPE) ont signé un partenariat, le jeudi 30 avril 2026, à Yamoussoukro, avec la Société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (SODEMI), pour booster la production minière
Ce partenariat lie désormais la SODEMI au Groupement des artisans miniers de Côte d’Ivoire (GRAMCI), à l’occasion de la deuxième édition de Mine§ Deal avec pour thème : « De la nécessité de connaitre son potentiel géologique avant d’exploiter ». Selon Seydou Moussa Koné, Dg de la SODEMI, cette rencontre est l’aboutissement d’une volonté commune de passer de « l’artisanat de subsistance » à « une industrie de performance ». Pour lui, le temps de l’amateurisme est révolu, celui des champions nationaux est arrivé et la SODEMI est présente pour accompagner les EMAPE. « Nous sommes ici pour vous proposer le meilleur de la technologie minière pour booster votre profession, car pour être rentable, il faut des outils de précisions. C’est ici que la synergie entre le GRAMCI et toutes les EMAPE dans leur globalité et la SODEMI prend tout son sens. Nous ne parlons pas seulement d’extraction, nous parlons de valorisation du patrimoine national et de contenu local », a-t-il insisté. A l’en croire, la SODEMI, en tant qu’instrument de l’Etat, a pour mission de transformer le sous-sol en richesse pour les Ivoiriens. Mais, a-t-il précisé, nous ne pouvons être partout. « Le GRAMCI et les autres groupements, la SODEMI met à votre disposition une force de frappe complète : le laboratoire accrédité, la géophysique pour ne plus creuser au hasard et de l’expertise conseil. A nos amis de l’EMAPE, je serai direct, dans le secteur minier, l’économie la plus coûteuse, est celle que l’on fait sur l’expertise. Je vous invite donc à consommer SODEMI », a-t-il vivement recommandé. Non sans souhaiter que cette collaboration soit aussi solide que le granite et aussi brillante que la pierre précieuse. Eugène Malan, 1er Vice-président du GRAMCI, en sollicitant l’expertise de la SODEMI, son objectif est est d’améliorer la production nationale en passant de moins d’1 tonne à 5 tonnes à l’horizon 2027. « L’objectif étant immédiat, il faudrait que nous nous donnions les moyens pour pouvoir l’atteindre en accompagnant nos membres », a-t-il justifié ce partenariat avec la SODEMI. Seydou Coulibaly, Directeur général des mines et de la géologie, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, à travers l’administration minière, a rassuré son entière disponibilité afin d’apporter une solution efficace aux préoccupations pouvant contribuer au développement des EMAPE. Car, a-t-il, souligné, le défi pour les pays miniers et de la communauté internationale se résume en la réussite de suppression de pratiques néfastes, de promouvoir la bonne gouvernance, la traçabilité et le cadre adapté de gestion et développement de la filière de la petite mine tout en facilitant un accès financier.
Traoré Yacouba Diarra
Correspondant régional






































































