À l’occasion de la célébration de la fête du travail, les autorités administratives et les acteurs du monde professionnel se sont réunis pour marquer cette journée dédiée aux travailleurs.
Si cette commémoration se veut avant tout festive et revendicative, elle a également servi de tribune pour mettre en lumière les défis persistants dans la région de la Nawa.Dans son allocution, le directeur régional du travail, Lou Wagai Maxim, a rappelé le sens profond du 1er mai .
« La commémoration de la fête du travail marque la célébration des victoires syndicales enregistrées dans la conquête des droits fondamentaux au travail », a-t-il rappelé .
Il a souligné que cette journée constitue une opportunité pour les organisations de travailleurs de faire le point sur leurs revendications et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’amélioration de leurs conditions de vie.Mais au-delà de cet aspect symbolique, le responsable régional a dressé un tableau préoccupant de la situation locale.
« Deux situations majeures demeurent une véritable préoccupation dans notre localité : il s’agit de la question du respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG)… et la question de la santé et sécurité au travail », a-t-il dénoncé.
Lou Wagai Maxim a pointé du doigt les arriérés de salaires constatés notamment dans certains établissements scolaires privés, ainsi que le non-respect de l’obligation de déclaration des travailleurs à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Des manquements qui fragilisent les droits des employés et exposent les travailleurs à des risques accrus.Le directeur régional n’a pas manqué d’illustrer ses propos par des faits concrets .
« Lors d’une récente descente dans les boulangeries de Soubré, Monsieur le Gouverneur a pu constater… l’état d’insalubrité de certaines unités de production », mettant en évidence les défaillances en matière de santé et sécurité au travail.Face à cette situation, il a lancé un appel pressant aux employeurs .
« J’exhorte les chefs d’entreprises de la Nawa à plus d’engagement en faveur de ces exigences légales… », estimant que le respect des normes sociales est un levier de compétitivité et de responsabilité citoyenne.Prenant la parole, le préfet de région de la Nawa, préfet du département de Soubré, Kouamé Bi Kalou Clément, a insisté sur la nécessité d’un climat social apaisé.
« Je recommande aux employeurs le respect de la législation du travail. Aux travailleurs, je recommande le dialogue… et de considérer la grève comme l’ultime recours », a-t-il déclaré.
Reconnaissant les préoccupations soulevées au niveau local, l’autorité préfectorale a assuré que des mesures seraient prises : « Des dispositions seront prises dans chaque direction afin d’amener chaque acteur à jouer sa partition pour le bien-être de tous ».
Ainsi, au-delà des célébrations, cette édition 2026 de la fête du travail à Soubré aura mis en exergue les insuffisances persistantes dans l’application du droit du travail, tout en appelant à une responsabilité partagée pour garantir des conditions de travail décentes dans la région.
Méité Yacouba







































































