La ville de Touba, capitale régionale du Bafing est secouée ces derniers temps par des affrontements entre groupes de jeunes de certains quartiers de la ville.
Ces bagarres rangées opposant des jeunes issus des différents quartiers de la cité de l’arbre céleste perturbent la quiétude des populations.
La dernière en date, a eu lieu au cœur de la nuit du Jeudi 11 au vendredi 12 Juin 2026 aux environs de 2 heures en plein centre-ville non loin de la brigade de gendarmerie.
Les impacts de l’affrontement ainsi que les morceaux de pierres abandonnées sur la voie menant au grand marché à l’allure d’un champ de bataille, témoignent de l’intensité des affrontements.

Selon l’Imam Soualio Fofana, Président de la Cellule civilo-militaire de Touba, ce spectacle « honteux et inacceptable », est du fait de la jeunesse du quartier « West » et celle de son mon homologue du quartier Sokoura 2 ou « Gbanadougou ».
Pis, il a fait savoir que les éléments de l’Escadron de Gendarmerie, en mission de sécurisation pour faire cesser les violences, ont été accueillis par des jets de projectiles.
La riposte, a été fatale pour les jeunes voyous mis en déroute avec à la clé, six arrestations.
Face aux proportions dangereuses que prend cet autre fléau, une réunion d’urgence a été convoquée le vendredi 12 Juin au centre culturel Contre-Amiral Lamine Fadiga en présence des autorités municipales, sécuritaires, religieuses, des leaders communautaires et des membres de la société civile (Ong et organisations de Droits de l’Homme).
A l’unanimité, les participants, ont convenu que désormais, c’est la tolérance zéro pour les fauteurs de troubles. « Maintenant, il faut passer à la répression car les parents ont démissionné et les nombreuses campagnes de sensibilisation dans les quartiers, au sein des mosquées, ont atteint leurs limites », a dit Fadiga Labé, s’exprimant au nom du chef de village de Touba.
Même son de cloche du côté de Fofana Issiaka (Isaac), président régional de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bafing. « Nous n’avons aucune emprise sur nos enfants. Il reste plus qu’aux forces de l’ordre à sévir sans état d’âme », a-t-il insisté.
L’Imam l’Imam Soualio Fofana, a exhorté les chefs de quartiers à plus d’engagement dans la lutte contre la montée en puissance de la délinquance juvénile en dénonçant toutes les brebis galeuses de leur secteur respectif. Mieux, il a sur un ton ferme, invité les leaders communautaires, a cessé définitivement, leurs intersessions auprès des autorités sécuritaires et judiciaires chaque fois qu’un individu en délicatesse avec la loi, est interpellé. « Tous ceux qui seront pris, répondront de leurs actes devant la loi », a –t-il clamé.
Cheick Bakayoko, Correspondant régional





































































