C’était une ambiance festive hier vendredi 1er mai 2026, au carrefour Keneya de Yopougon. Les travailleurs y ont célébré la fête du travail en présence du 1er adjoint au maire, Doumbia Yaya, représentant le député-maire Adama Bictogo. Point fort de la cérémonie, le défilé de plusieurs syndicats nationaux dont l’Union nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire (Unatr-CI).
Des délégations de chaque entreprise ont paradé devant l’autorité municipale dans une démonstration de mobilisation et d’unité.
Face aux membres de ladite union, Doumbia Yaya a livré un message direct. Sans ambages, il a appelé à la reconnaissance des efforts déjà consentis en faveur des travailleurs. « Il faut d’abord reconnaître ce qui a été fait », a-t-il indiqué, évoquant les avancées enregistrées ces dernières années, notamment la revalorisation du Smig) passé de 35.000 Fcfa à 75.000 Fcfa. Tout en saluant ces acquis, il a reconnu que beaucoup reste à faire. Poursuivant, il a invité les travailleurs à faire preuve de lucidité et d’adaptation dans un contexte marqué par la cherté de la vie et les tenions économiques mondiales. Le représentant du maire a également insisté sur les mutations du monde du travail avec l’émergence de nouvelles opportunités liées à la technologie et à l’intelligence artificielle. « Le travailleur d’aujourd’hui ne sera pas celui de demain», a-t-il prévenu.
Au nom du maire Adama Bictogo, empêché, l’honorable Yaya Doumbia a aussi réaffirmé l’engagement de la municipalité aux côtés des travailleurs, tout en annonçant un appui financier d’un million de francs CFA pour soutenir leur participation à la cérémonie officielle à la Primature.
De leur côté, les responsables syndicaux, avec à leur tête Yves Kodibo, ont salué les acquis tout en maintenant la pression. Ils ont dénoncé la précarité persistante, la faiblesse des salaires et les conditions de travail difficiles. Plusieurs revendications ont été formulées, notamment la revalorisation des salaires, l’amélioration des conditions de vie et le respect des droits syndicaux. Prenant la parole, le représentant du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Konaté Ibrahim, a mis en avant les avancées obtenues grâce au dialogue social en appelant à poursuivre les réformes en matière d’emploi des jeunes et des femmes.
Même engagement affiché par l’Organisation internationale du Travail (OIT) à travers sa représentante pays, N’Deye Cumba Diop. Elle a rappelé que le travail est une source de dignité et qu’aucun développement durable n’est possible sans justice sociale.
Meshack Eman (Stg)






































































