Les jours avancent. Les années passent. On est déjà à 15 ans de pouvoir du Rhdp, de 2011 à ce jour.
Que dire des hautes luttes menées pour parvenir à ce stade de la vie politique du parti des Républicains, fondus dans le parti des Houphouëtistes aujourd’hui ? Le parti est aujourd’hui à une phase qui nécessite de la réflexion rétrospective.
Se souvenir d’hier. S’appuyer sur le souvenir de la haute lutte politique pour engager un lendemain encore radieux pour les Ivoiriens. Bâtir pour le pays est encore un énorme chantier en face du peuple. Infrastructures routières, écoles, hôpitaux… il reste encore de quoi bâtir pour le bien-être des peuples.
Il faut taire les querelles internes. Il le faut absolument. Tourner le dos aux crises internes. Mettre fin aux vengeances des uns contre les autres au sein du parti au pouvoir. Mettre fin aux positionnements de haut rang pour briser les plus faibles qui ont assez contribué à la lutte d’hier.
Conserver le pouvoir pour 2028 lors des élections locales, et pour 2030 lors des prochaines présidentielles, cela nécessite un don de soi.
Surpasser les rancunes et rancœurs pour faire face à l’union des cœurs combattant pour le parti. Ranger aux placards les guerres des transfuges contre les racines du Rhdp. Arrêter la traque des parias que sont devenus les cadres candidats indépendants hier aux élections législatives de décembre 2027. Mettre fin à la purge pour un Rhdp plus que jamais fort et uni, pour un essentiel politique qui est le maintien au pouvoir afin de finaliser la construction d’une grande Côte d’Ivoire, vœu du premier président de la République ivoirienne.
Y parvenir, c’est possible. Il suffit juste de se remémorer hier. Faire de la projection dans le rétroviseur. Comment les militants étaient unis, faisant bloc pour un idéal. Ce qui a fini par payer.
Les années passent, bien sûr. Mais il ne faut pas effacer cette mémoire. Même si assez d’eau a coulé sous les ponts. Même si beaucoup de cadres sont aujourd’hui à des positions avantageuses. Avancer en rangs serrés devrait rester l’idéal. Malheureusement, les ambitions politiques personnelles luttent pour que la mémoire soit désormais effacée. Là où l’heure a, en principe, sonné pour rétribuer de la belle manière chaque lutteur d’hier, pour la haute lutte menée avec courage et détermination, l’on sort le bâton de la punition et de la division. Il faut dire stop.
Sam Wakouboué


































































