Bouaké amorce la modernisation de son transport urbain. Depuis le 1er septembre 2026, la mairie a lancé une vaste opération d’identification des acteurs du secteur. Propriétaires et conducteurs de véhicules de transport en commun, de moto-taxis et de tricycles sont invités à se faire enrôler jusqu’au 30 septembre.
Pour cette opération, les professionnels concernés doivent se munir d’une pièce d’identité et d’une photo. L’objectif est de constituer une base de données numérique fiable et centralisée, afin de permettre à la municipalité de mieux connaître les acteurs, de réguler l’activité et d’améliorer la sécurité et la circulation dans la deuxième ville de Côte d’Ivoire.
La mairie veut surtout rassurer les transporteurs sur le caractère accessible de cette démarche. Le maire de Bouaké, le ministre Amadou Koné, a indiqué que l’identification ne donnera lieu à aucun paiement.
« J’ai décidé que c’est une opération qu’on va faire gratuitement. Personne n’aura rien à payer », a-t-il assuré, précisant que la municipalité a investi dans les équipements nécessaires et prévoit leur déploiement dans les différents quartiers.
Pour l’édile, cette opération ne constitue nullement une mesure punitive. Elle doit, au contraire, permettre aux professionnels d’être officiellement reconnus et à la municipalité de disposer de statistiques fiables pour mieux planifier le développement du transport urbain.
À l’issue de l’enrôlement, chaque professionnel recevra un récépissé d’identification ainsi qu’une carte professionnelle équipée d’un QR code. Ce dispositif doit permettre une meilleure identification et un suivi plus efficace des acteurs du transport.
À compter d’octobre 2026, la carte professionnelle deviendra obligatoire pour exercer une activité de transport sur le territoire communal. Les personnes qui ne disposeront pas de ce document ne seront plus autorisées à exercer.
Fulbert Yao






































































