Le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan Cissé Bacongo sera jeudi avec les journalistes.
Il sera notamment sur le chantier de la Maison de la Presse, qu’il suit attentivement. Mais à la différence des autres jours depuis qu’il a entrepris les chantiers, il sera aux côtés du ministre de la Communication, Amadou Coulibaly.
A cette visite, sûrement des questions seront posées par les médias présents. Et le ministre gouverneur se prêtera au jeu.
Mais les journalistes pourraient ne pas manquer de l’interroger sur la conférence de presse du procureur de la République, le 16 septembre dernier, portant sur les démolitions à koumassi campement.
En effet, Koné Braman Oumar a notamment révélé que Cissé Bacongo avait été entendu le 24 juin par le Premier président de la Cour d’appel d’Abidjan. Au cours de cette audition, le ministre-gouverneur aurait expliqué que les opérations de démolition menées à Koumassi-Campement s’inscrivaient dans le cadre du plan ORSEC, destiné notamment à permettre la libération d’emprises et la démolition d’installations considérées comme irrégulières.
C’est précisément sur ce point que les interrogations demeurent. Le parquet a indiqué que l’information judiciaire devait notamment permettre de déterminer si le plan ORSEC pouvait effectivement être invoqué dans les circonstances de l’opération et d’établir le degré d’implication des différents responsables.
Autre élément important révélé par le procureur : la décision de justice brandie pour justifier les démolitions n’autorisait pas, selon les vérifications du parquet, la destruction de l’ensemble des constructions concernées. Le tribunal avait autorisé le déguerpissement de cinq habitations, sans ordonner leur démolition. Le périmètre finalement touché couvre 6,8 hectares et comprend 250 lots répartis sur sept îlots. Le site a depuis été placé sous main de justice.
Il faut dire que Cissé Bacongo a reçu, mardi 22 septembre, le soutien du bureau du Conseil du District autonome d’Abidjan. À l’annexe du District à Koumassi, les membres du bureau, conduits par le premier vice-gouverneur Danho Paulin Claude, sont venus lui témoigner leur solidarité face aux « amalgames » évoqués autour de l’affaire.
Les journalistes seront tentés de lui poser des questions sur tous ces éléments.







































































