La politique doit s’exercer dans le respect de la loi et de la Constitution. Mais certains acteurs de l’opposition ivoirienne ou ancien membre du gouvernement se font prévaloir ce titre pour tenir des propos diffamatoires et divulguer de fausses informations. Koné Katinan dans sa conférence de presse animée le 3 septembre dernier, avait vivement critiqué la gestion du régime du Président Alassane Ouattara, l’accusant d’être responsable de la recrudescence du fléau de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire sans avoir fournir des preuves. En plus de cela, le 4e Vice-président du Ppa-CI est poursuivi pour des infractions graves incluant « actes terroristes, attentat et complot contre l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel » et atteinte à l’ordre public. Cette sortie de Katinan lui a valu son interpellation et son incarcération au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (Ppa) ex Maca en attendant son procès. Au sein de l’opposition, des voix se sont levées pour exiger sa libération immédiate et dénoncent une dérive autoritaire, une procédure politique et une instrumentalisation de la justice pour réduire au silence les critiques de Katinan contre la gestion du parti au pouvoir. L’opposition ivoirienne doit être en mesure de savoir que la politique s’exerce conformément à la Constitution, dans le respect des droits. On ne peut pas se prévaloir du titre d’opposant pour se permettre à tout. La politique est faite pour gouverner les hommes et non pour détruire. Mais c’est un autre visage de faire la politique que l’opposition ivoirienne sert au quotidien les Ivoiriens. Pendant la période électorale de2025, l’opposition avait appelé à manifester contre un mandat du Président Alassane Ouattara. Conséquences : dégâts matériels, pertes en vie humaine dont un gendarme tué. Certains militants de l’opposition sont allés jusqu’à vouloir incendier une chambre à gaz à Jacqueville ignorant les dommages que cela pouvait créer. Les commanditaires ont été arrêtés et incarcérés au Pôle pénitentiaire d’Abidjan. Aujourd’hui, c’est cette même opposition qui exige la libération de ces derniers. Simone Gbagbo, lors d’un entretien accordé à France 24 le 18 septembre 2026, a exprimé ses vives critiques concernant les interpellations et poursuites judiciaires visant des figures de l’opposition, qualifiant les personnes concernées de « prisonniers politiques ». Elle a regretté l’interpellation et les procédures judiciaires visant des proches de Laurent Gbagbo (notamment dans le sillage des tensions liées à la période électorale), estimant que ces actions ne favorisent pas l’apaisement du climat politique en Côte d’Ivoire. Elle a demandé la fin des procédures qu’elle juge arbitraires à l’encontre de l’opposition. Sur quelle base l’ex première Dame jugent ces arrestations arbitraires ? Pourtant les faits sont connus de tous. Don Mello a officiellement exprimé sa « solidarité indéfectible » envers Justin Katinan Koné ainsi qu’envers l’ensemble des acteurs politiques visés par des poursuites judiciaires en Côte d’Ivoire le 12 septembre dernier. Il déplore ces procédures judiciaires qu’il considère comme des « poursuites à caractères politiques ». Non sans demander au pouvoir en place de ne pas procéder à la judiciarisation systématique des situations et des faits à caractère politique concernant les cadres et militants de l’opposition. Il exhorte le pouvoir à faire baisser le thermomètre politique par la libération immédiate de Koné Katinan et de l’ensemble des dirigeants et militants actuellement détenus. De même, Danielle Boni-Claverie, présidente de l’Urd, a publié une note au lendemain de l’arrestation de Katinan intitulée « L’arrestation du 4e Vice-président du Ppa-CI : Trop, c’est trop !». « Cette arrestation nourrit notre inquiétude, nous qui sommes attachés à l’État de droit, aux libertés publiques, à la démocratie, à la cohésion sociale et à la paix dans notre pays. Je m’exprime aujourd’hui avec gravité mais aussi avec une colère retenue », a-t-elle déclaré. Ce que traverse Koné Katinan doit interpeller l’ensemble des acteurs politiques de l’opposition. Un opposant peut critiquer dans le respect des lois et de la Constitution sans accuser à tort le gouvernement. Mais malheureusement, l’opposition ivoirienne utilise sa casquette de gauche pour se tailler une immunité. Nul n’est au-dessus de la loi.
G.K
Lég : L’opposition Ivoirienne doit changer sa manière de faire la politique. Ph Dr







































































