La Compagnie Cacaoyère du Bandama (CCB) confirme son ancrage dans le tissu économique de Tiassalé.
L’unité industrielle a reçu le vendredi 18 septembre 2026, la visite du député de Tiassalé et Morokro, l’honorable Alpha Sanogo.
Il a pu découvrir les différentes installations et s’enquérir du fonctionnement de l’usine. L’objectif était également de mesurer concrètement l’impact de cette unité industrielle sur l’emploi et le développement de la région.
Selon le directeur industriel, Roger Bolou, la CCB a démarré ses activités le 19 octobre 2020 avec une capacité de transformation de 32 000 tonnes de fèves. Après une première montée en puissance à 40 000 tonnes, l’usine a franchi un nouveau cap en août 2026, portant sa capacité à 80 000 tonnes.
« En six ans, tout ce qui a été fait est exceptionnel. En général, les sociétés s’agrandissent après 10 ou 15 ans. Nous, on a commencé à s’agrandir dès la deuxième année », s’est-il réjoui.
La totalité de la production est destinée à l’exportation vers plusieurs marchés, notamment l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Espagne, les États-Unis, le Mexique, le Chili et le Japon.

Au-delà de ses performances industrielles, c’est surtout son impact sur l’emploi local qui a retenu l’attention du député Alpha Sanogo.
Située sur l’axe Abidjan-Yamoussoukro, la CCB, filiale du groupe Eurofind Participation est spécialisée dans le broyage et la première transformation des fèves de cacao. Elle compte actuellement 212 employés permanents, auxquels s’ajoutent une centaine de journaliers et de prestataires.
Selon la direction, 80 % des employés sont originaires de Tiassalé. L’effectif peut atteindre près de 270 personnes en période de forte activité.

Pour renforcer les compétences locales, l’entreprise accueille régulièrement des stagiaires issus notamment du lycée professionnel de Tiassalé. Une démarche qui participe à la formation de jeunes aux métiers de l’industrie et à leur insertion professionnelle.
L’usine s’appuie par ailleurs sur plusieurs certifications internationales, notamment FSSC 22000 en matière de sécurité alimentaire, Fairtrade, Rainforest Alliance, Kosher, Halal et SMETA pour les standards sociaux et éthiques. Des audits sont régulièrement réalisés par des organismes spécialisés et par les clients internationaux.
« Quand vous mangez du chocolat dans le monde, il y a forcément du cacao de Côte d’Ivoire dedans. La base du chocolat, c’est la Côte d’Ivoire », a rappelé Roger Bolou.

Pour Alpha Sanogo, la CCB constitue désormais « un puissant outil de développement pour Tiassalé ». Le choix de cette implantation revêt également une dimension personnelle pour le député, le site ayant abrité autrefois une plantation de café-cacao appartenant à son grand-père.
L’élu a salué les efforts de la direction et l’évolution de l’entreprise. Il a invité la CCB à maintenir cette dynamique, notamment en matière de création d’emplois et de développement des compétences locales.
La visite s’est achevée par une tournée des trois plateformes de production de l’usine, permettant au député de mieux apprécier les différentes étapes de transformation du cacao.
Fulbert Yao








































































