Les jeunes de Kamassêla, village situé à à environ 5 km de Touba ont été sensibilisés, dimanche 16 Août dernier sur les incivilités et les addictions par le Lieutenant de Police Tiba Bi Namory représentant le commissaire de police de première classe Okou Wahi Pacôme, chef de service du commissariat de police mixte de Touba. Tenue à la demande des responsables des jeunes du village dans le cadre des activités de leur semaine socio-culturelle et sportive, cette rencontre visait à sensibiliser les jeunes sur les maux qui minent la société afin de les exhorter à être responsables.

Dans une communication ayant pour thème « Jeunesse de Kamassêla luttons contre les incivilités et les addictions dans notre village en mettant l’accent sur la répression de ce fléau », l’officier de police a d’entrée de jeu fait le diagnostic de la situation du village. « Jeunes de Kamassêla, regardons la vérité en face. Dans notre village aujourd’hui on voit des jeunes qui manquent de respect aux vieux, des bagarres à cause de l’alcool et de la drogue, du bruit à des heures tardives, des vols de motos, de téléphones, de marchandises. Des jeunes qui passent leurs journées à fumer, à prendre des comprimés et à jouer aux jeux de hasard», a-t-il fait remarquer. Poursuivant, il a indiqué que «les incivilités détruisent le vivre-ensemble. Et les addictions détruisent les cerveaux, la santé et l’avenir des jeunes». Dans son exposé le lieutenant Tiba Bi Namory a fait savoir que contrairement à ce qui se dit sur les drogues, elles ont des conséquences très graves sur la santé de l’homme et conduisent en prison. « Écoutez-moi bien. La drogue, l’alcool fort, la chicha et autres, on vous dit que ça donne le courage. C’est un mensonge! Ça donne plutôt la paresse, la maladie et ça donne la prison», a-t-il martelé.
Il a cité quelques sanctions liées à la consommation des drogues et autres actes délictueux. «Celui qui vend la drogue à son frère devient l’ennemi de son village. Celui qui vole pour fumer, finit au poste, puis au tribunal et enfin en prison. Je vous le dis: Toutes les activités liées à la consommation ou à la vente de la drogue et le vol vous conduiront à des fins regrettables et déplorables pour vos familles. Il n’y a aucun grand dealer, aucun grand voleur qui est fier aujourd’hui de ses actes anciens. Tous regrettent. Le vol, l’agression, le vandalisme mènent à la prison. La consommation et la vente de drogues c’est de 1 à 10 ans de prison + forte amende. Les troubles à l’ordre public, les bruits, les bagarres sont réprimés par la loi: Interpellation immédiate. La complicité c’est-à-dire celui qui fait le guet, celui qui cache, celui qui vend est puni comme celui qui vole» a expliqué l’officier de police. Il a terminé son intervention par exhorter les jeunes à éviter tout acte susceptible de les conduire en prison. Indiquant qu’étant la relève de demain, le village compte sur eux pour son essor.
« Chers jeunes, Kamassêla compte sur vous. Vos parents comptent sur vous, un village sans incivilité, c’est un village où on dort en paix. Un village sans drogue, c’est un village avec des jeunes forts pour le développer. Le choix est simple: Soit tu choisis l’école, le travail, le respect. Soit tu choisis la prison», a conclu le lieutenant Tiba Bi Namory tout en exprimant au nom du commissaire Okou Wahi, ses remerciements aux responsables des jeunes pour cette opportunité qui s’inscrit également dans l’objectif de la police nationale.
Diabaté Moussa, chef du village de Kamassêla a, au nom de toute la population a traduit sa gratitude au commissaire Okou Wahi et tous ses collaborateurs pour leur disponibilité et pour les actions menées qui contribuent fortement à faire reculer l’insécurité dans la commune.
Notons qu’une communication sur les dangers des grossesses précoces en cours de scolarité a été également faite par des agents de santé de la direction départementale de Touba.
Cheick Bakayoko, Correspondant régional






































































