Courtisé par plusieurs fédérations, Hervé Renard est attendu à la tête de la Côte d’Ivoire, où il doit succéder à Emerse Faé, non reconduit malgré le sacre continental de 2024 et la qualification des Éléphants pour les seizièmes de finale du Mondial 2026.
Hervé Renard s’apprête à retrouver un pays qui a déjà consacré sa légende. Selon nos informations, le technicien français de 57 ans devrait être nommé dans les 48 heures à la tête de la Côte d’Ivoire, où il est attendu pour succéder à Emerse Faé.
Le départ de ce dernier avait surpris. Nommé à l’hiver 2024 en remplacement de Jean-Louis Gasset, l’ancien milieu de terrain avait conduit les Éléphants à un sacre continental mémorable avant de les accompagner jusqu’aux seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 (défaite 2-1 face à la Norvège), une première dans l’histoire du pays. Malgré ces résultats, la Fédération, présidée par Idriss Diallo, a choisi de tourner la page et s’est mis en quête d’un profil capable de préparer les prochaines échéances, notamment la CAN 2027.
Libre depuis son court intérim avec la Tunisie durant le Mondial 2026, Renard figurait parmi les sélectionneurs les plus convoités du marché. Plusieurs fédérations africaines et asiatiques s’étaient renseignées sur sa situation (Sénégal, Afrique du Sud, Corée du Sud), preuve que son exploit historique contre l’Argentine avec l’Arabie saoudite lors de la Coupe du monde 2022 (2-1) continue de nourrir sa réputation internationale
Mais la piste ivoirienne possède une dimension particulière. Renard ne débarquera pas en terre inconnue : il avait déjà conduit la Côte d’Ivoire au titre continental en 2015, offrant aux Éléphants leur deuxième Coupe d’Afrique des nations après vingt-trois ans d’attente. Un précédent qui renforce son statut auprès des dirigeants ivoiriens et du public local.
Vainqueur de la CAN avec les Éléphants en 2015
Cette très probable nomination confirme surtout que l’aura du technicien savoyard n’a rien perdu de son éclat, lui le double vainqueur de la CAN, sacré avec la Zambie en 2012 puis avec la Côte d’Ivoire trois ans plus tard. Depuis sa première participation à la compétition avec le Ghana en 2008, il s’est imposé comme l’une des grandes figures du football africain, au point d’être élu entraîneur africain de l’année à trois reprises (2012, 2015, 2018).
Son récent épisode tunisien n’aura finalement pas laissé de traces durables. Appelé en urgence pour remplacer Sabri Lamouchi en pleine Coupe du monde 2026, Renard n’avait dirigé que deux rencontres, conclues par deux défaites. Il avait lui-même reconnu que « la situation était compliquée », tout en estimant avoir « espéré faire mieux dans un laps de temps très court ». Cet échec n’a pourtant pas freiné les nombreuses sollicitations reçues ces dernières semaines.
Dans sa biographie publiée récemment, l’ancien sélectionneur du Maroc, des Bleues et de l’Arabie saoudite revendique d’ailleurs son attachement profond au continent africain : « Je me sens Africain dans mon âme, dans mon être. Je finirai ma vie au Sénégal. » Une déclaration qui illustre le lien singulier qu’il entretient avec l’Afrique, où il a bâti l’essentiel de sa carrière de sélectionneur.
Pas toujours prophète en son pays après des passages compliqués à Sochaux et à Lille, il jouit en revanche d’une notoriété solidement établie. Lui-même résume souvent son parcours par cette formule devenue célèbre : « Mon vrai diplôme s’appelle la Zambie. »
Sauf retournement de situation, c’est donc un visage bien connu du football ivoirien qui devrait reprendre les commandes des Éléphants. Avec une mission claire : relancer une génération ambitieuse tout en préparant la Côte d’Ivoire aux prochaines grandes compétitions africaines et mondiales.
INFO LE PARISIEN.







































































