Marie-Laure N’Goran est à la tâche.
Élue présidente du Conseil exécutif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), le 7 juin 2026, au terme du 12e Congrès électif, elle est devenue la première femme à accéder à cette fonction depuis la création de l’organisation en 1991.
Depuis cette élection, les actes posés donnent à voir une présidence tournée vers l’action.
En un peu plus de trois mois, les initiatives se sont enchaînées, avec une priorité affichée : donner davantage de moyens, de visibilité et de perspectives aux journalistes ivoiriens.
Premier acte officiel : la passation de charges avec son prédécesseur, Jean-Claude Coulibaly, le 18 juin, à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau. Cette étape a marqué son entrée effective en fonction.
Quelques semaines plus tard, le 4 juillet, elle était officiellement investie avec les 24 membres de son Conseil exécutif.
La cérémonie, présidée par le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a consacré l’installation de la nouvelle équipe dirigeante.
Marie-Laure N’Goran s’est ensuite attelée à la mise en ordre de son équipe. Le 11 juillet, elle a organisé un séminaire stratégique destiné aux membres du Conseil exécutif, du cabinet et à plusieurs collaborateurs.
Cette formation, consacrée notamment à la gouvernance, au management et au leadership, devait permettre à la nouvelle équipe de disposer d’outils communs pour conduire le mandat 2026-2029.
La présidente de l’UNJCI a aussi engagé des échanges avec plusieurs personnalités et institutions, dont le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, la présidente du Sénat, Kandia Camara, et l’Inspecteur général d’État, Ahoua Ndoli Théophile.
Avec Kandia Camara, les discussions ont notamment porté sur les enjeux du secteur des médias et les perspectives de collaboration entre le Sénat et l’UNJCI. Avec l’Inspecteur général d’État, elle a présenté les grandes orientations de sa mandature.
La démarche s’est également étendue à d’autres responsables publics, dans une volonté de positionner l’UNJCI comme un interlocuteur de la profession auprès des institutions.
À peine installée, la nouvelle équipe a également commencé à préparer l’un des rendez-vous majeurs de la corporation : les Prix Ebony.
Le 26 juin, soit quelques jours seulement après son entrée officielle en fonction, Marie-Laure N’Goran s’est rendue à Yamoussoukro pour une séance de travail avec le ministre-gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, Augustin Thiam. Les échanges ont porté sur l’organisation de la prochaine édition de la Nuit des Ebony.
Le dossier de la Maison de la Presse constitue l’un des chantiers les plus visibles de ce début de mandat.
Le 13 juillet, Marie-Laure N’Goran a installé un nouveau Conseil de gestion de la Maison de la Presse. L’objectif affiché est de redonner à cette infrastructure son rôle de « maison commune » des journalistes.
Dix jours plus tard, le 23 juillet, le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Ibrahima Bacongo, s’est rendu sur le site du Plateau. Il y a découvert le projet architectural de modernisation présenté par l’architecte Félix Mémel.
Le projet prévoit notamment la rénovation du bâtiment principal, une salle polyvalente, une médiathèque, un laboratoire informatique, une bibliothèque, l’extension du restaurant ainsi que de nouveaux espaces destinés aux journalistes, dont un centre de santé et une auberge. Le District d’Abidjan a annoncé son accompagnement du projet.
La mise en œuvre du chantier a depuis commencé. Une nouvelle directrice, Anne-Marie N’Guessan, a par ailleurs été désignée à la tête de la Maison de la Presse, dans le cadre de cette nouvelle dynamique de gestion.
La formation figure également parmi les axes de la nouvelle présidence. Après le renforcement des capacités du Conseil exécutif et du cabinet, l’UNJCI a engagé d’autres actions en direction des professionnels.
Le lancement des inscriptions pour les formations au CERCOM s’inscrit dans cette logique, tout comme le renouvellement des cartes de l’UNJCI, deux opérations qui touchent directement à la structuration et à la professionnalisation de la corporation.
La présidente s’est également déplacée à l’intérieur du pays. À Bouaké, le 10 juillet, elle a rencontré les professionnels des médias auxquels elle a présenté sa vision autour du thème de la cohésion et du rassemblement.
Le travail engagé ne se limite pas aux institutions publiques. Marie-Laure N’Goran multiplie également les contacts avec les responsables d’organes de presse et les partenaires de l’UNJCI.
Des échanges ont notamment eu lieu avec des responsables de médias tels qu’Abidjan.net et L’Avenir, mais également avec des partenaires privés de l’organisation, dont Chim-Inter, qui a renouvelé son soutien à l’UNJCI à l’occasion de l’investiture de la nouvelle équipe.
Le début de mandat a aussi été marqué par une reconnaissance institutionnelle. Le 3 août 2026, Marie-Laure N’Goran a reçu au Palais de la Présidence de la République le Prix national d’Excellence 2026 dans la catégorie « Développement des médias ».
La présidente de l’UNJCI a également échangé avec la Première Dame, Dominique Ouattara, dans le cadre des contacts engagés depuis son arrivée à la tête de l’organisation.
La nouvelle présidence entend par ailleurs inscrire l’UNJCI dans une dynamique de coopération internationale.
Marie-Laure N’Goran a participé, au Caire, en Égypte, à la 62e session de formation de l’Union des journalistes africains (UJA), tenue du 22 août au 10 septembre 2026. Elle y a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les médias africains face aux mutations du secteur.
L’ouverture internationale s’est poursuivie avec la Chine. Le 4 septembre, elle a été reçue par l’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, Wu Jie. À cette occasion, elle a présenté les grandes orientations de son programme et sollicité un partenariat stratégique pour accompagner certains projets de l’UNJCI.
La rencontre a également porté sur le départ d’une délégation de journalistes ivoiriens en Chine pour un stage de renforcement de capacités de deux semaines.
Autre piste de coopération : le Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS), avec lequel des discussions institutionnelles ont été engagées en vue d’une collaboration.
Une feuille de route qui commence à prendre forme et qui sera marquée le lundi 21 août 2026 par la signature d’un accord.
En somme. On peut retenir que depuis son élection, Marie-Laure N’Goran a choisi d’occuper le terrain et d’inscrire son mandat dans une logique d’action.
Fulbert Yao








































































