Le Ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS) a procédé au lancement des activités de la composante « Assainissement rural » du Projet d’appui à la sécurité de l’eau et à l’assainissement (PASEA). Placée sous le patronage du Dr Amedé KOFFI KOUAKOU, ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, la cérémonie s’est tenue le samedi 13 juin 2026 dans l’enceinte du Conseil régional du Hambol, à Katiola.

Madame BRAGORI Hélène, directrice de l’Assainissement en milieu rural (DAR), dont la direction pilote cette politique de latrinisation, a d’entrée de jeu salué le Président de la République, Son Excellence Alassane OUATTARA, pour les efforts consentis par le Gouvernement en faveur de l’assainissement en milieu rural.
Expliquant les raisons de cette politique de latrinisation en Côte d’Ivoire, elle a indiqué que la défécation à l’air libre demeure un phénomène préoccupant qui affecte de nombreuses communautés, particulièrement celles vivant en milieu rural. Selon elle, les dernières données disponibles font état d’un taux de défécation à l’air libre de 30,4 % en Côte d’Ivoire, un chiffre jugé particulièrement élevé.
De son avis, cette pratique favorise la propagation de maladies d’origine fécale telles que la diarrhée, le choléra et la fièvre typhoïde, tout en contribuant à la contamination des retenues d’eau. Afin de réduire ce phénomène, le Gouvernement, à travers le MINHAS, a décidé de construire 40 000 latrines dans onze régions du pays, dont 5 000 dans la région du Hambol. « Cent soixante et onze (171) artisans ont été formés et seront équipés tout à l’heure pour la construction des latrines familiales », a-t-elle indiqué.
Poursuivant, la directrice de l’Assainissement en milieu rural a également annoncé la construction de 200 blocs sanitaires dans les écoles primaires et 100 autres dans les centres de santé.

A sa suite, le coordonnateur du PASEA, Monsieur KROU Jean Ferdinand, a rappelé que le Gouvernement ivoirien a obtenu auprès de la Banque mondiale un financement de 250 millions de dollars américains, soit environ 152 milliards de FCFA, destiné à la mise en œuvre de ce projet sur la période 2024-2030.
Il a ensuite présenté les principaux avantages du projet pour les populations et pour l’État de Côte d’Ivoire, tout en soulignant que la réussite de cette importante mission dépend également de l’implication des autorités administratives, coutumières et religieuses.
Représentant le partenaire financier du projet, la Banque mondiale, David CASANOVA a estimé que, malgré les progrès enregistrés dans le secteur de l’eau, l’accès aux services d’assainissement en milieu rural demeure encore insuffisant, avec des conséquences importantes sur la santé et le développement des communautés.

Selon lui, la seule construction de latrines ne saurait suffire. Il a ainsi souhaité que le PASEA intègre davantage de campagnes de sensibilisation des ménages, de mobilisation des acteurs locaux pour accompagner les communautés, ainsi que la promotion des bonnes pratiques d’hygiène, notamment le lavage des mains et la gestion des déchets.
« La Banque mondiale reste pleinement engagée aux côtés du Gouvernement pour faire de l’assainissement rural une priorité nationale, un levier de santé publique et un moteur de développement inclusif. Ensemble, nous pouvons garantir que chaque ménage et chaque village aient accès à des services d’assainissement sûrs, dignes et durables », a-t-il déclaré.
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