La célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a servi de tribune au sous-préfet de Liliyo, Tiéné Segbé, pour lancer un appel à la sécurisation des terres rurales.
À Mayo, où s’est tenue la cérémonie officielle, l’administrateur civil a présenté le certificat foncier comme un outil important de prévention des conflits et de consolidation de la cohésion sociale.
Dans son intervention, l’administrateur civil a d’abord mis en avant la diversité culturelle qui caractérise la sous-préfecture.
Selon lui, populations autochtones, allochtones et allogènes vivent dans une coexistence pacifique qui constitue une richesse pour le territoire. Une paix qu’il estime nécessaire de préserver, notamment en anticipant les éventuels conflits liés à l’accès et à la propriété des terres.
Face à cet enjeu, Tiéné Segbé a invité les différentes communautés à s’inscrire massivement dans le programme de sécurisation foncière rurale. Il a particulièrement insisté sur l’importance de l’obtention des certificats fonciers sur les terres rurales, présentant cette démarche comme un moyen de mieux protéger les droits des propriétaires et de prévenir les litiges.
« C’est gratuit et ça sécurise vos biens », a-t-il rappelé, invitant les populations à saisir cette opportunité.Pour le sous-préfet, la sécurisation des terres ne constitue donc pas seulement une démarche administrative.
Elle participe également à la préservation de la cohésion sociale dans une zone où différentes communautés vivent et exploitent les ressources foncières.Il a ainsi appelé l’ensemble des populations à contribuer à la réussite de cette opération, dans un esprit de responsabilité et de prévention.
La question de la cohésion sociale a également conduit le sous-préfet à évoquer les relations entre la jeunesse et la chefferie traditionnelle.S’adressant particulièrement aux jeunes, Tiéné Segbé les a exhortés à faire preuve de civisme et de respect à l’égard des chefs de village.Il a appelé à mettre fin aux tentatives de destitution de chefs de village dans la sous-préfecture.
Un message qui traduit la volonté de l’administration de préserver l’autorité de la chefferie traditionnelle et de favoriser le règlement pacifique des différends au sein des communautés.
À Mayo, la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance aura ainsi été l’occasion pour l’administration de rappeler que le développement local passe aussi par la prévention des conflits et la sécurisation des ressources.
Y. Méité






































































