La Côte d’Ivoire s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la lutte contre la pollution plastique. À la veille de la célébration de la fête nationale, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a annoncé, jeudi 6 août 2026 à Cocody Angré, la construction prochaine d’une gigantesque usine de recyclage des déchets plastiques.
Cette infrastructure est présentée comme la plus importante du genre en Côte d’Ivoire.
« Une bonne nouvelle… la construction prochaine, en Côte d’Ivoire, dans la région de Sikensi, de la plus grande usine de recyclage de nos déchets, principalement des plastiques, dans notre pays », a déclaré le ministre devant les journalistes réunis pour une session de formation consacrée à la gestion de la pollution plastique.
Selon lui, ce projet permettra non seulement de réduire les déchets plastiques accumulés, mais aussi de renforcer l’économie nationale et de créer des emplois pour les jeunes.
Cette annonce est intervenue lors d’un atelier organisé par le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), avec l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), à Cocody Angré 7ᵉ Tranche.
Cette rencontre était consacrée au renforcement des capacités des journalistes scientifiques et des professionnels de la communication, afin qu’ils deviennent des relais efficaces dans la sensibilisation des populations aux enjeux environnementaux.
Dans son allocution, le ministre a dressé un tableau préoccupant de la pollution plastique en Côte d’Ivoire. « Notre pays produit aujourd’hui plus de 400 000 tonnes de déchets plastiques par an, soit près de 1 100 tonnes chaque jour. Plus de 50 % de ces déchets échappent aux circuits de collecte, tandis que moins de 5 % sont effectivement recyclés », a-t-il indiqué.
Face à cette situation, le gouvernement poursuit plusieurs réformes, notamment l’application du décret interdisant les sachets plastiques à usage unique et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la pollution plastique. Le ministre a également assuré que cette stratégie fera du recyclage, de l’innovation et de l’économie circulaire des priorités.
Le directeur du CIAPOL, Pr Bernard Ossey Yapo, a, pour sa part, insisté sur le rôle déterminant des médias dans cette lutte. Selon lui, une stratégie aussi ambitieuse ne peut produire les résultats escomptés sans une communication permanente et une information scientifique de qualité. Les journalistes constituent ainsi un maillon essentiel entre les experts, les décideurs publics et les populations.
Les différentes communications ont permis aux participants de mieux comprendre les mécanismes de gestion des déchets plastiques, le cadre réglementaire en vigueur ainsi que les opportunités offertes par le recyclage et l’économie circulaire. Les échanges ont également porté sur les initiatives développées par les acteurs privés de la filière.
Au terme de cette journée, une cinquantaine de journalistes et de communicants ont reçu leur certificat de participation.
Ange Sarah





































































