Un fait a particulièrement retenu l’attention des spectateurs, lors de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, organisée ce vendredi 7 août 2026 à Yopougon.
Il s’agit bien de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA). En effet, au cours des fresques réalisées par Georges Monboye, à part le générique de l’auteur et compositeur français Benoît Hutin (qui avait fait un générique de début et de fin d’antenne des programmes de la RTI), utilisée comme intermède, toutes les autres chansons ont été générées grâce à l’intelligence artificielle.
Cette nouveauté montre que cette technologie est entrée dans le monde de la culture et du spectacle en Côte d’Ivoire. Cela veut dire qu’aujourd’hui, il est possible de demander à une intelligence artificielle de créer une musique ou une chanson à partir de simples consignes. Elle peut proposer une mélodie, une voix, des paroles ou encore une ambiance musicale.
Mais derrière cette innovation, plusieurs questions se posent.
La première concerne la place des artistes. Si une machine peut désormais produire une chanson en quelques minutes, quel sera demain le rôle du compositeur, du chanteur, de l’arrangeur ou du musicien ivoirien ?
Autre question importante : qui possède les droits des chansons créée par une intelligence artificielle ?
Le Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) pourrait-il revendiquer des droits sur ce type de production ?
La question reste posée.





































































