Contrairement aux Américains, le président chinois Xi Jinping défend la vulgarisation de l’Intelligence artificielle (IA) à l’échelle mondiale, en particulier au sein des BRICS. Il a exprimé cette idée lors du dernier sommet des BRICS organisé le dimanche 13 septembre 2026, à New Delhi, en Inde. La Chine mettra en place en premier une communauté BRICS open source pour l’IA, soutiendra la coopération sur le développement et l’application de grands modèles de langage, organisera des séminaires et formations sur l’IA et créera un écosystème ouvert pour l’IA, a-t-il promis. Les onze pays membres pourraient développer et utiliser ensemble de grands modèles de langage, c’est-à-dire les technologies sur lesquelles reposent des outils comme ChatGPT.
Cette proposition de Xi Jinping permet à la Chine de se positionner comme un fournisseur de technologies et de compétences pour les pays du Sud. Ce qui rendra l’IA plus facilement accessible et adaptable à de nombreux pays du Tiers monde.
Pour la Chine, cette approche constitue un moyen de concurrencer les grands groupes américains en proposant des outils moins coûteux et plus faciles à adapter aux besoins locaux. Le modèle de Pékin apparait ainsi comme un modèle comme plus ouvert et plus inclusif.
La proposition chinoise intervient alors que plusieurs patrons américains de l’intelligence artificielle appellent à ralentir son développement. Le dirigeant d’Anthropic, Dario Amodei, soutenu notamment par Sam Altman et Elon Musk, estime que ces systèmes progressent trop rapidement pour que leurs risques soient correctement maîtrisés. Mais aucune entreprise ne veut ralentir seule et prendre le risque de se laisser dépasser par ses concurrentes. Aux États-Unis, Donald Trump refuse également de céder du terrain à la Chine dans cette course technologique.
En réalité, la guerre de l’IA entre les États-Unis et la Chine oppose le modèle américain de technologies payantes et fermées à la stratégie chinoise de modèles ouverts et gratuits. La Chine favorise les modèles ouverts et gratuits. Cette méthode permet à ses créateurs d’avancer vite malgré les restrictions sur le matériel et d’étendre leur influence.
Nomel Essis avec RFI, Xinhua








































































