Blé Goudé a mis les points sur les i. Car pour lui, pas question de recevoir des leçons, suite à sa célébration au 66e anniversaire de l’indépendance à Yopougon, aux côtés du président Alassane Ouattara. Dans une vidéo publiée, hier lundi 10 août, sur les réseaux sociaux, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) Charles Blé Goudé, s’est adressé à trois groupes de détracteurs. Le premier rassemble des partisans de Guillaume Soro, qui l’accusent d’avoir « trahi l’opposition ». Charles Blé Goudé leur répond qu’il n’appartient à aucun parti et ne partage n’« aucun idéal » avec eux. Il leur reproche leurs revirements successifs envers le chef de l’Etat, qu’il résume par une image récurrente dans son intervention : celle d’un « curseur » qui se déplace selon les alliances du moment. « Vous avez le droit de soutenir Guillaume Soro et d’être avec lui dans son parti politique. Mais je ne suis pas membre de votre parti politique. Je n’ai aucun accord avec vous. Je ne partage aucun idéal avec vous. Je n’ai aucun partenariat avec vous. Vous et moi on ne regarde pas le monde de la même manière. Vous dites que moi je ne suis pas opposant, mais je n’ai pas besoin de votre validation pour être opposant. Depuis quand êtes-vous devenu opposant ? Vous avez installé un pouvoir vous faites quoi dans l’opposition ? Vous n’êtes pas des opposants, vous êtes des capricieux. (…) Je vous pose des questions. Des questions qui nécessitent des réponses. A quel moment, votre curseur a quitté l’endroit où le Président Ouattara était votre papa, l’homme providentiel, le démocratique, celui qui vous a séduits ? A quel moment aussi le curseur quitte là pour venir à un autre endroit où le président Ouattara vous le qualifiez de dictateur, d’assassin… A quel moment vous avez fait ce déplacement ? Vous vous prenez pour qui. Vous êtes des météos. Non, moi je ne suis pas un militant papillon », a-t-il déclaré. Le second groupe rassemble des personnalités se revendiquant panafricanistes, qui contestent le principe même de célébrer une indépendance jugée incomplète. Pour lui, à aucun moment l’opposition ne s’est réunie pour plancher sur sa participation ou non à l’indépendance ? « Chaque parti politique a reçu une invitation. À quel moment l’opposition s’est réunie pour avoir une décision commune ? Ça n’existait pas. Il y a d’autres aussi qui n’étaient pas à la place Ficgayo, mais d’autres partis politiques dont les leaders sont allés fêter, avec les sous-préfets et les préfets, à l’intérieur du pays, chez eux. Juste leur rappeler que ces préfets et sous-préfets représentent l’Etat de Côte d’Ivoire. Et puis il y a ceux qui ont décidé de ne pas du tout y aller. Ma question c’est quoi ? Est-ce que c’est la participation à la cérémonie de l’indépendance qui est leur problème ? Ou bien est-ce que c’est le fait de se retrouver dans le même espace que le Président Ouattara ? Mais si c’est ça, mais c’est que vous tous là, vous avez déjà été dans le même espace que le Président Ouattara, sauf moi », leur a rappelé Blé Goudé. A l’en croire, la Côte d’Ivoire est à son cinquième président de la République. Houphouët Boigny, Henri Konan Bédié, Robert Guéï Laurent Gbagbo et aujourd’hui Ouattara Alassane. « D’Houphouët-Boigny au président Ouattara, citer moi un seul président qui n’a jamais célébré le 7 août ? Aucun. C’est le seul moment où l’on affiche l’unité de la nation. Après, chacun va gérer son parti politique. Donc de quoi vous parlez ? Citer moi-même en Afrique francophone, un seul pays qui n’a jamais célébré la date de son indépendance ? », a-t-il lancé un défi.
G.K




































































