Et si l’avenir de l’agriculture ivoirienne dépendait aussi de techniciens capables de maîtriser les outils numériques ? C’est l’enjeu mis en avant par Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, lors d’un panel organisé, ce samedi 31 octobre 2026, à l’occasion de l’inauguration de la Digital Farmer School, à la Technopole de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), à Yamoussoukro.
Pour le ministre, cette école répond à un besoin de compétences encore largement insatisfait. « Les besoins en ce qui concerne la Côte d’Ivoire sont très importants. Ils sont très loin même d’être couverts aujourd’hui », a-t-il relevé.
Toutefois, il a soutenu que « former des techniciens aux techniques agricoles, n’induit pas qu’on forme des personnes qui sont formées en même temps au numérique ».
Bruno Koné plaide ainsi pour l’adaptation des formations aux mutations du secteur. L’ambition de la Digital Farmer School est de former des profils maîtrisant « les deux langues dont nous avons besoin : la langue du numérique et la langue de l’agriculture ».
Il a rappelé que près de 1 000 apprenants suivent déjà des formations agricoles dans le pays. « L’idée, sera de faire d’eux des relais ou des ambassadeurs ou même des personnes destinées à transmettre le savoir, de façon à amplifier ce qui va commencer ici », a expliqué Bruno Koné.
Les besoins concernent notamment l’encadrement des producteurs par l’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader), la sécurisation foncière, la recherche au Centre national de recherche agronomique (Cnra) et les études météorologiques.
Il a également souligné l’importance de relier les données sur les pluies, la végétation, les productions, les infrastructures et les rendements afin d’éclairer les décisions.
« Ce qu’il reste à faire, c’est relier ces données pour prendre la bonne décision au bon moment », a-t-il affirmé. Pour relever ce défi, le pays aura besoin de nombreux techniciens capables de comprendre à la fois les réalités agricoles et les outils numériques.
« Beaucoup de techniciens et de personnes qui comprennent aussi bien le langage de l’agriculture que le langage du numérique seront necessaires » a conclu Bruno Koné
Traoré Yacouba Diarra







































































