Le souvenir reste vif, 26 ans après.
Ce mardi, le ministre Amadou Coulibaly a rendu sur sa page Facebook, un hommage aux 57 victimes du charnier de Yopougon, découvert en octobre 2000, dans un contexte de tensions politiques consécutives à l’élection présidentielle.
Le Porte parole du gouvernement a rappelé le drame vécu par ces jeunes Ivoiriens et appelé à faire de leur mémoire un repère pour les générations présentes et futures.
Ci dessous son texte
𝗖𝗵𝗮𝗿𝗻𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗬𝗼𝗽𝗼𝘂𝗴𝗼𝗻 : 𝟮𝟲 𝗢𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟬𝟬 – 𝟮𝟲 𝗢𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲, 𝟮𝟲 𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ !!!
𝗛𝗼𝗺𝗺𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘀 𝟱𝟳 𝗺𝗮𝗿𝘁𝘆𝗿𝘀
Hier lundi 26 Octobre 2026, sur le chemin qui mène à mon Cabinet, le jeune républicain convaincu, grenadier Voltigeur que j’étais hier, se souvenait de cette date : 𝟮𝟲 𝗢𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟬𝟬 !!!
𝟮𝟲 𝗮𝗻𝘀 𝗱eja
26 ans que 57 de nos frères, 57 militants pour la démocratie, 57 Ivoiriens dont le seul tort était d’avoir réclamé des élections justes et inclusives ont été arrachés à la vie.
Tués de façon atroce pour avoir manifesté, les mains nues, afin de réclamer la reprise des élections du 25 octobre 2000 dont Gbagbo et Guéï se disputaient la victoire.
Interpellés à Abobo, Adjamé et Yopougon, soigneusement sélectionnés sur la base de leur patronyme, ils ont été rassemblés au camp de gendarmerie d’Abobo, selon les témoignages des survivants.
La suite, on la connaît : 𝘂𝗻 𝗮𝗺𝗼𝗻𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝟱𝟳 𝗰𝗼𝗿𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀, 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗹𝗶𝘀𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗲̂𝘁 𝗱𝘂 𝗕𝗮𝗻𝗰𝗼.
Ce charnier n’était pas un fait divers : c’était le premier acte de l’ivoirité criminelle dont la furie meurtrière ne s’arrêtera qu’en 2011.
Nous ne pouvons pas les oublier parce que leur martyre nous fait apprécier l’ère de liberté, de démocratie, de justice et de respect de la vie que nous garantit le Président Alassane Ouattara depuis 2011.
𝘿𝙚𝙥𝙪𝙞𝙨, 𝙤𝙣 𝙣’𝙚𝙣𝙩𝙚𝙣𝙙 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙖𝙪𝙘𝙪𝙣 𝙘𝙤𝙪𝙥 𝙙𝙚 𝙛𝙚𝙪 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙣𝙤𝙩𝙧𝙚 𝙥𝙖𝙮𝙨 𝙢𝙚̂𝙢𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙗𝙧𝙖𝙦𝙪𝙚𝙪𝙧𝙨…
Aujourd’hui, grâce au combat du Président pour l’instauration de l’État de Droit et pour le respect de la vie humaine, les 57 martyrs du charnier de Yopougon, les 85 morts des 4 et 5 décembre 2000, les 500 morts des 25, 26, 27 mars 2004, les nombreuses victimes des escadrons de la mort et de 2010, les assassinats et disparitions forcées de journalistes, les 3000 morts de la crise post-électorale, sont un cauchemar qui a disparu de la Côte d’Ivoire.
Plus aucun Ivoirien n’est tué pour son opinion dans notre pays.
Nous nous inclinons respectueusement devant la mémoire de tous nos disparus pendant notre longue, sanglante et douloureuse marche vers le pouvoir.
Que leur sacrifice continue d’être notre boussole afin que plus jamais cela ne se reproduise dans notre pays.




































































