Sous le thème « Lire, sensibiliser et agir », l’Amicale des Femmes de l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire (AMIF-UVCI) a associé le livre, la médecine et le numérique pour briser le tabou autour du cancer du sein.
Le mercredi 28 octobre 2026, un atelier littéraire de solidarité inédit a été organisé en partenariat avec le CNRAO (Centre National d’Oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara) à l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire (UVCI) .
Il ne suffit pas d’un stéthoscope pour combattre cette maladie: il faut aussi les mots et l’information. Tel était le message fort transmis.
Lire, c’est tenir et agir. Moment phare de la journée, la conférence inaugurale a été présidée par le Professeur Dion Simplice, Vice‑Président de l’Université Félix Houphouët‑Boigny (UFHB). Dans une allocution émouvante, il a rappelé que soigner commence par prendre soin de la personne. « Lire, c’est tenir et agir. Un livre ne guérit pas un sein, mais il soutient et permet de tenir debout ensemble. Il rompt la solitude, transforme la peur en lucidité et en capacité d’agir », a-t‑il déclaré sous les applaudissements.
Selon lui, le dépistage et le dialogue impliquent aussi l’audace de parler et d’offrir un livre, et l’accès à l’information via la lecture demeure essentiel pour comprendre et agir.
Le Dr Edoukou Anicet, oncologue médical au CNRAO, a rappelé avec pédagogie les enjeux cruciaux de la prévention, du dépistage précoce et de la prise en charge.
Le numérique et les langues locales en renfort.
Le Président de l’UVCI, Professeur Koné Tiémoman, a salué une initiative « innovante » et souhaité qu’elle s’inscrive durablement au-delà d’Octobre Rose. Il a plaidé pour une alliance entre littérature, numérique et intelligence artificielle afin de mieux informer les populations, notamment en s’appuyant sur les langues locales.
Le témoignage par le livre.
La dimension humaine de l’initiative s’est concrétisée par un panel littéraire riche en échanges et en témoignages. L’écrivain Edmond Kouassi a présenté son ouvrage “Et pourtant, tout était simple”, aux côtés du Dr Ouattora N’Golo et de Mme Gbizié Marina. Entre conférences et séances de dédicaces, les auteurs ont démontré que le récit demeure un levier puissant de solidarité.
Plus qu’une simple commémoration d’Octobre Rose, cette journée a réuni les acteurs du monde universitaire, du secteur sanitaire et de la vie littéraire autour d’une conviction partagée: faire de la connaissance un levier de prévention. Le message demeure clair: la lutte contre le cancer du sein ne doit pas s’arrêter le 31 octobre; elle doit s’écrire chaque jour.






































































