Les femmes d’Ananda, dans le département de Ouellé, connaissent désormais leur statut concernant les cancers du sein et du col de l’utérus.
Les vendredi 30 et samedi 31 octobre 2026, elles ont été sensibilisées et dépistées, dans le cadre d’Octobre Rose, par l’ONG « Initiative pour l’autonomisation et le leadership des femmes » (IALF) presidée par Estelle Kouamé.
Dans son discours prononcé à cette occasion, Estelle Kouamé a rappelé l’importance de placer la femme au cœur des actions de développement.
Elle a expliqué que « célébrer la femme, c’est aussi agir pour son bien-être et lui permettre de poursuivre ses projets dans de meilleures conditions »
S’adressant particulièrement aux femmes présentes, la présidente de l’IALF les a exhortées à accorder une attention particulière à leur santé.
«Le cancer du sein et celui du col de l’utérus sont des maladies qui méritent toute notre attention. La sensibilisation et le dépistage adapté peuvent contribuer à détecter précocement certaines anomalies et favoriser une prise en charge appropriée. Je voudrais donc vous encourager à profiter de cette campagne, à vous informer auprès des professionnels de santé et à suivre leurs recommandations », a-t-elle conseillé.
Pour les femmes de la sous-préfecture d’Ananda, elle a annoncé la volonté de développer progressivement des initiatives adaptées à leurs besoins et à leurs aspirations. Elle entend ainsi poursuivre les échanges avec les autorités administratives, les élus locaux, les structures sanitaires et les partenaires au développement afin de faire émerger des projets concrets.
S’adressant à Mme le sous-préfet, elle a sollicité son accompagnement pour la réalisation des initiatives envisagées. « Nous souhaitons construire avec vous des collaborations durables, capables de répondre aux besoins réels des femmes de notre sous-préfecture », a-t-elle plaidé.
Aux femmes, elle alancé un appel à l’engagement et à la participation. « Cette organisation est aussi la vôtre. Vos préoccupations, vos idées et vos aspirations doivent guider nos actions. Nous ne voulons pas agir à votre place, mais avancer avec vous dans un esprit d’écoute, de solidarité et de confiance. Je suis convaincue que lorsque nous investissons dans les femmes, nous investissons dans la famille, dans la communauté et dans l’avenir de toute la nation », a-t-elle soutenu.
« Aujourd’hui, nous nous mobilisons pour leur santé. Demain, nous voulons poursuivre cet engagement à travers des initiatives en faveur de leur autonomisation, de leur formation et de leur leadership. Voilà le sens de notre démarche et l’ambition que nous portons pour les femmes du département de Ouellé, plus particulièrement celles de la sous-préfecture d’Ananda », a conclu la présidente de l’IALF.
Avant elle, la sous-préfète Isabelle Yao Amédé Megnan, a félicité l’ONG pour son engagement aux côtés des populations, particulièrement des femmes. Elle a insisté sur l’importance du dépistage précoce dans la lutte contre les cancers féminins.
« Le cancer n’est plus une fatalité, à une seule condition : le dépistage précoce. Le cancer du sein et celui du col de l’utérus continuent de faire de nombreuses victimes dans nos communautés, souvent par manque d’information ou par peur du diagnostic. Pourtant, lorsqu’ils sont détectés à temps, ces cancers peuvent être guéris », a-t-elle indiqué.
Selon elle, entre 70 et 75 % des patientes sont diagnostiquées à un stade déjà avancé. Elle a donc exhorté les femmes à faire du dépistage une priorité.
Elle a également évoqué les actions du ministère de la Santé pour lutter contre le cancer, notamment le rapprochement des infrastructures sanitaires, la gratuité de certains traitements, le renforcement des équipements spécialisés et l’intensification des campagnes de dépistage de proximité. Des initiatives coordonnées par le Programme national de lutte contre le cancer (PNLCA).
De son côté, le directeur départemental de la Santé de Daoukro-Ouellé, Goh André a salué l’initiative de l’ONG IALF.
Il a notamment souligné l’importance de la sensibilisation et du dépistage dans la prévention de ces maladies.
« En venant dépister et prendre en charge, vous posez un acte digne et bienveillant », a-t-il déclaré.
Pour finir, le Directeur a rappelé que le cancer du sein constitue la première cause de décès chez les femmes, tandis que celui du col de l’utérus occupe le deuxième rang. D’où la nécessité de renforcer l’information, la prévention et le dépistage au sein des communautés.
A noter que l’ONG IALF porte une ambition qui va au-delà des activités ponctuelles. Elle contribue à l’émergence d’une femme en bonne santé, autonome, formée et pleinement actrice du développement de sa communauté. Son action s’articule autour de plusieurs priorités : la santé féminine, l’autonomisation économique, la formation, le leadership des femmes et l’accompagnement des jeunes filles.







































































