Buyo, Okrouyo, Guéyo. Du 27 au 30 octobre 2026, l’Organisation internationale du Travail (OIT) a remis aux autorités locales trois pôles de formation par apprentissage (PFA). Ces infrastructures sont l’un des principaux acquis du programme « Ensemble pour agir contre les causes profondes du travail des enfants » (ENACTE) dans la région de la Nawa.La tournée de remise officielle a démarré le 27 octobre à Buyo.
Elle s’est poursuivie le 29 octobre à Okrouyo, dans le département de Soubré, avant de s’achever le 30 octobre à Guéyo. À chaque étape, autorités locales, producteurs, parents et jeunes se sont retrouvés pour accueillir ces pôles, désormais placés sous la responsabilité des institutions locales.

Dans une région où le cacao structure la vie économique, ces infrastructures répondent à un besoin concret : proposer aux adolescents une autre voie que celle des plantations.Dans la Nawa, ENACTE affiche des résultats mesurables comme alternative de formation et insertion des enfants, loin des champ de cacao, 3 pôles de formation construits et 100 adolescents formés. Les apprenants sont issus de Méagui, Buyo, Okrouyo et Guéyo.
Pour le Coordonnateur du programme, Konan Sylvain, l’enjeu dépassait le seul nombre de jeunes formés : « Il fallait bâtir un écosystème solide d’apprentissage de qualité », explique-t-il.Pour les cent adolescents formés, les pôles de formation par apprentissage ouvrent la perspective d’un métier et d’un revenu. Ils les éloignent des travaux inadaptés à leur âge et les préparent à une insertion professionnelle plus durable.
« je suis très heureuse d’avoir pris part à la formation car la formation m’a appris beaucoup de chose. Ce projet va faire de nous des personnes capables de nous prendre en charges », confie mademoiselle Marie-Marcelle, bénéficiaire à Guéyo.
Pour les familles, cet accès à la formation est aussi un soulagement. Savoir son enfant à l’école ou en apprentissage plutôt qu’aux champs change la manière d’envisager l’avenir du foyer.
« Je ressens un joie énorme. C’est une chance pour nous de bénéficier de ce projet. C’est un grand bénéfice pour mon village et ma sous-préfecture. Nous allons garder et protéger ces infrastructures , c’est l’avenir de nos enfants. Je dis merci au projet au nom de tous les chefs », a indiqué Kosséré Zephirin, Chef central de la sous-préfecture de Okrouyo
L’initiative bénéficie de l’appui de l’Union européenne et de la Coopération suisse. Ces partenaires soutiennent un objectif commun : renforcer les moyens de subsistance des communautés productrices de cacao et offrir de meilleures perspectives aux enfants.La pérennité des acquis dépend désormais des autorités locales.

Konan Sylvain lance un appel clair à récupérer les pôles et tout le dispositif qui les accompagne, et faites-les vivre. Il se veut rassurant sur leur viabilité. « Ces pôles peuvent fonctionner de façon autonome. Il faut juste de la rigueur dans le suivi et quelques moyens pour maintenir leur fonctionnement »,a-t-il indiqué.
Pour lui, l’enjeu dépasse la seule formation. « Les PFA peuvent se positionner comme un véritable levier de développement local et de réorientation de la jeunesse », a-t-il soutenu.
Dans les zones cacaoyères de la Nawa, la relève peut désormais se former près de chez elle, avec l’appui de ses familles et des autorités locale.
Y. Méité








































































