Dans le cadre de la politique gouvernementale visant à améliorer l’accès à l’assainissement en milieu rural, le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Dr Amédé Koffi Kouakou, intensifie les actions de sensibilisation en faveur de l’utilisation des latrines.
À Katiola, le vendredi 30 octobre 2026, sa représentante, la directrice de l’Assainissement en milieu rural (DAR), Yokoli Hélène Bragori, a exhorté les populations à abandonner la défécation à l’air libre et à adopter durablement de meilleures pratiques d’hygiène.
Elle a choisi de parler sans détour. Au nom du ministre Amédé Koffi Kouakou, la directrice de l’Assainissement en milieu rural (DAR), Yokoli Hélène Bragori, a lancé un appel pressant aux populations rurales de la sous-préfecture de Katiola afin qu’elles abandonnent la défécation à l’air libre.
Cette campagne de sensibilisation s’est tenue au siège du Conseil régional du Hambol, en présence des populations, des organisations non gouvernementales (ONG) et des responsables des très petites entreprises (TPE).
À cette occasion, elle a rappelé les efforts consentis par le président de la République, Alassane Ouattara, auprès des partenaires au développement pour mobiliser les financements nécessaires à la réalisation d’infrastructures d’assainissement au bénéfice des populations.
« Le Président de la République a mis en mission le ministre Amédé Koffi Kouakou afin de mettre à la disposition de toutes les populations de Côte d’Ivoire de l’eau potable et un assainissement amélioré. C’est une grande mission. Il est au travail dans toutes les localités pour assainir les villages, les villes et les régions », a-t-elle souligné.
Pour la directrice de la DAR, ces investissements ne sauraient produire pleinement leurs effets si les populations continuaient de faire leurs besoins dans la nature, alors que des latrines adaptées sont mises à leur disposition. Elle a notamment insisté sur les conséquences sanitaires et environnementales de la défécation à l’air libre, qui favorise la contamination des sources d’eau et la propagation de nombreuses maladies.
Au-delà de ces risques, Yokoli Hélène Bragori a également attiré l’attention sur les dangers auxquels s’exposent les personnes contraintes de se rendre en brousse pour satisfaire leurs besoins naturels. Les morsures de reptiles, ainsi que les risques d’agressions et de violences sexuelles auxquels les femmes peuvent être confrontées, constituent autant de menaces qui justifient l’adoption de pratiques d’assainissement plus sûres.
Toutefois, a-t-elle fait comprendre, la construction des latrines ne suffit pas. Le véritable défi réside également dans leur appropriation par les ménages et leur utilisation régulière. D’où la nécessité de renforcer la sensibilisation de proximité, en tenant compte des réalités socioculturelles des communautés rurales.
Poursuivant son intervention, la responsable de la DAR a précisé que le Projet d’appui à la sécurité de l’eau et à l’assainissement (PASEA) ne se limite pas à la réalisation d’ouvrages d’assainissement. Il vise également à améliorer l’accès des populations à l’eau potable, dans le cadre d’une approche globale qui établit un lien étroit entre santé, hygiène et dignité humaine.
« L’eau, c’est la vie, mais l’assainissement, c’est la dignité », a-t-elle rappelé.
Dans cette perspective, elle a invité les ONG à intensifier leurs actions de sensibilisation auprès des ménages, en mettant un accent particulier sur l’utilisation effective des latrines, leur entretien régulier et l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène, notamment le lavage des mains.
Le directeur régional du MINHAS, Mamadou Sako, a, pour sa part, relayé cet appel en exhortant les populations à adhérer aux recommandations de la DAR et à faire preuve de responsabilité dans la gestion des infrastructures qui seront réalisées à leur intention.
« Ils vont mettre 5 000 latrines à notre disposition. Tout ce qu’elle nous demande, c’est de prendre soin de ces latrines et de les utiliser. Les bailleurs nous regardent. Si ça échoue ici, c’est toute la Côte d’Ivoire qui aura échoué. Encourageons-la dans sa lutte », a-t-il lancé.
À travers cette campagne, le ministre Amédé Koffi Kouakou entend faire de l’utilisation des latrines un véritable réflexe au sein des communautés rurales. Car, au-delà de la réalisation des infrastructures, c’est un changement durable de comportement qui est attendu pour préserver la santé des populations, protéger les ressources en eau et améliorer leurs conditions de vie.







































































