L’Institut Africain des Droits de l’Homme et d’Assistance Humanitaire (IADHAH) a officiellement fait son entrée dans le paysage institutionnel ivoirien. Objectif : Former une nouvelle génération de professionnels africains capables de répondre aux défis des droits humains et de l’assistance humanitaire.
Il a été lancé ce jeudi 5 novembre 2026, à la salle de conférence de l’État-major général des Armées par la Coordination Africaine des Droits de l’Homme pour les Armées (CADHA).

La rencontre n’avait rien d’une simple cérémonie protocolaire. Elle a mobilisé un parterre de personnalités civiles et militaires, des représentants d’organisations de la société civile ainsi que des membres du corps diplomatique. Parmi les délégations présentes figuraient notamment celles de l’Italie et d’une dizaine de pays bénéficiaires des bourses de formation octroyées par l’Institut International de Droit Humanitaire de Sanremo, en Italie.
La cérémonie a démarré par la projection du film institutionnel de la CADHA, structure à l’origine de cette initiative. À travers les images, les participants ont pu découvrir le parcours, les missions et les engagements de cette organisation dans la promotion des droits humains, du droit international humanitaire et la protection des populations vulnérables.
Mais le temps fort de cette rencontre reste sans conteste la présentation de l’IADHAH. Chargé de dévoiler les contours de ce nouvel instrument, Jean Hubert Ouassenan a exposé son organisation, son mandat, ses missions et ses perspectives.
La CADHA entend, à travers cet institut, mettre à la disposition du continent des ressources humaines compétentes, capables d’intervenir efficacement dans les situations de crise et de répondre aux impératifs de protection des populations.
Une vision qui accorde également une place importante aux collectivités territoriales, dont le rôle est déterminant dans la prévention des risques, la gestion des urgences et l’assistance aux communautés.
Autre séquence importante : la présentation des bénéficiaires des bourses de formation de l’Institut International de Droit Humanitaire de Sanremo. Issus d’une dizaine de pays, ces bénéficiaires témoignent de la dimension internationale de cette initiative et de la volonté de renforcer les capacités des acteurs africains dans le domaine du droit international humanitaire.
Dans la série des allocutions, le vice-coordonnateur de la CADHA, Nanourou Berthé, a exprimé sa reconnaissance aux personnalités et partenaires qui ont répondu à l’invitation.
Mais au-delà des remerciements, son intervention a surtout été un plaidoyer en faveur d’un accompagnement institutionnel, technique et financier de l’IADHAH.
Il a notamment appelé les conseils régionaux et les municipalités à s’impliquer dans cette dynamique, en contribuant au financement de la formation de compétences locales, notamment par l’octroi de bourses.
Selon lui, les collectivités territoriales constituent le premier maillon de la chaîne de l’assistance humanitaire.
Elles doivent donc disposer de ressources humaines qualifiées pour anticiper les crises et apporter des réponses adaptées aux besoins des populations.

Dans son intervention, le colonel-major Moké David, commandant de la Première Région militaire, représentant le général d’armée Lassina Doumbia, chef d’état-major général des Armées.
Cette présence militaire de haut rang a donné un relief particulier à cette cérémonie, qui traduit la volonté de promouvoir davantage la culture des droits humains et du droit international humanitaire au sein des institutions et auprès des acteurs concernés.
Fulbert Yao








































































