Les politiques publiques doivent davantage prendre en compte les aspirations des jeunes. C’est le plaidoyer porté par Diene Keita, Directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), à l’occasion du lancement du Mois africain de la Jeunesse, le mardi 3 novembre 2026, au Palais de la Culture de Treichville. Elle a insisté sur la nécessité de donner toute leur place aux jeunes dans l’élaboration des politiques publiques et de leur permettre de faire entendre leurs propositions auprès des gouvernements et des décideurs.
Cet appel intervient dans un contexte où l’emploi, la formation et l’autonomisation constituent des défis majeurs pour la jeunesse africaine. En Côte d’Ivoire, le gouvernement veut apporter des réponses à ces préoccupations à travers le Programme jeunesse du gouvernement (PJG) 2026-2030.
Selon le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, les consultations nationales de la jeunesse organisées en 2026 ont permis de recueillir des propositions dans toutes les régions du pays. Parmi celles-ci, 86 ont été retenues. « Ce programme a été conçu avec les jeunes », a-t-il déclaré.
Mamadou Touré a également rappelé que la loi d’orientation relative à la jeunesse, adoptée en 2023, offre un cadre légal à la participation des jeunes à la vie publique.
Au-delà des initiatives nationales, la question de l’emploi reste une préoccupation majeure à l’échelle africaine. Selon les chiffres attribués à la Banque africaine de développement par Mamadou Touré, entre 10 et 12 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail en Afrique, alors qu’environ 3 millions d’emplois formels sont créés.
Ce déséquilibre conduit de nombreux jeunes vers les activités informelles et précaires. D’autres prennent des routes migratoires dangereuses, faute de perspectives suffisantes dans leur pays.
La rencontre de Treichville a également permis de commémorer les 20 ans de la Charte africaine de la jeunesse, adoptée en 2006. Cet instrument de l’Union africaine constitue un cadre de référence pour la promotion des droits des jeunes, leur participation à la vie publique et leur contribution au développement du continent.
Ange Sarah








































































