Dr Aimé Aka Sandrine conserve la présidence de l’Association des femmes médecins de Côte d’Ivoire (AFMCI). Elle a été réélue ce samedi 7 novembre 2026, à l’issue d’une assemblée générale couplée à une rencontre internationale, au Novotel Abidjan Marcory.
Sa liste a recueilli 97 % des suffrages exprimés. Sa concurrente s’est désistée à la dernière minute.
Pour ce nouveau mandat de cinq ans, la présidente entend faire de l’AFMCI une association forte et unie.
Pour y parvenir, Dr Aimé Aka Sandrine mise notamment sur la mise en place d’un système de mentorat structuré.
Celui-ci devra permettre aux médecins expérimentées d’accompagner les jeunes consœurs ainsi que les étudiantes en médecine. L’objectif est de favoriser la transmission des expériences, de préparer la relève et de consolider les liens de solidarité au sein de la corporation.
Autre priorité : l’épanouissement socioprofessionnel des femmes médecins. La présidente veut œuvrer à une meilleure représentation de ses consœurs dans les instances de décision.
Avec son bureau, Dr Aka entend également renforcer la formation continue et le leadership des membres.

Des initiatives comme Septembre en Or, Octobre Rose et Novembre Bleu devraient ainsi être consolidées et davantage rapprochées des communautés, en cohérence avec les objectifs de la Couverture maladie universelle (CMU).
Sur le plan institutionnel, la présidente veut accroître la présence des femmes médecins dans les ministères, les conseils d’administration des établissements de santé, les comités techniques et les commissions nationales.
Elle compte, par ailleurs, renforcer sa collaboration avec l’Ordre national des médecins de Côte d’Ivoire afin que les préoccupations de ses consœurs soient mieux prises en compte dans les instances professionnelles et les parcours de carrière.
Pour donner corps à cette ambition, Dr Aimé Aka Sandrine annonce une gestion fondée sur la transparence et l’évaluation des résultats. Un plan d’action annuel, des objectifs mesurables, des commissions dotées de feuilles de route et un bilan présenté à chaque assemblée générale sont notamment prévus.
« Nous vous promettons un mandat d’engagement, d’écoute et de résultats », a déclaré la présidente réélue, qui entend s’entourer d’une équipe compétente et déterminée.
Cette assemblée générale a également été l’occasion de rendre hommage aux pionnières et aux femmes médecins seniors, en reconnaissance de leur parcours et de leur contribution à l’évolution de la profession médicale en Côte d’Ivoire.
Placée sous le thème « Quand les femmes médecins prennent leur place », cette assemblée générale a réuni plusieurs personnalités du monde médical et institutionnel. Parmi elles figuraient Dr Djipro Yédiane, deuxième secrétaire général adjoint du Conseil national de l’Ordre des médecins, représentant son président, et Dr Solange Améthier, marraine de la rencontre et représentante de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.
Dr Solange Améthier a salué l’engagement de l’Association des femmes médecins de Côte d’Ivoire (AFMCI) depuis sa création, en juillet 2021, notamment dans les domaines de la prévention, du dépistage, de la solidarité et de la santé publique.
Elle a appelé les praticiennes à aller au-delà de la reconnaissance de leurs compétences pour conquérir davantage de postes de responsabilité dans les établissements sanitaires, les universités, la recherche et les instances de décision.
Dr Améthier a souligné que la Côte d’Ivoire a besoin de femmes médecins visibles, audacieuses et pleinement impliquées dans la conception et la mise en œuvre des politiques sanitaires.
Au nom de l’Ordre des médecins, Dr Djipro Yédiane a exprimé sa satisfaction de participer à cette initiative. Elle a notamment invité les médecins à se mettre à jour dans leurs pratiques et leurs connaissances.
De son côté, Ehui Louis Bernard, représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a salué les actions menées par l’Association des femmes médecins de Côte d’Ivoire (AFMCI) en matière de sensibilisation, de prévention des cancers, de don de sang, de formation et de mobilisation communautaire.
Au nom du ministre, il a invité les femmes médecins à renforcer leurs compétences par la formation continue, la spécialisation et la recherche, mais aussi à prendre une part plus active dans l’élaboration des politiques sanitaires, la gestion des structures et les instances de décision. Il a encouragé l’AFMCI à devenir davantage un espace de réflexion, de mentorat et de propositions au service du système de santé.
Dans la perspective de l’horizon 2030, il a insisté sur la nécessité de faire des femmes des actrices à part entière de la transformation du secteur sanitaire, afin de contribuer à améliorer l’accès aux soins et leur qualité sur l’ensemble du territoire national.
Créée le 10 juillet 2021, l’AFMCI a mené, au cours des cinq dernières années, plusieurs activités, notamment des campagnes de sensibilisation et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, des interventions dans les établissements scolaires sur l’hygiène menstruelle et la prévention de la consommation de drogues, ainsi que des participations à des rencontres scientifiques internationales.
À ce jour, l’AFMCI compte 440 adhérentes sur environ 3 000 médecins recensés en Côte d’Ivoire.
Un effectif que la présidente souhaite voir progresser afin de renforcer la représentativité des femmes dans le secteur médical et leur participation aux instances de décision.
Fulbert Yao








































































